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puresprit

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Description :

les ignorants ne peuvent jamais être les égauxdes savants , ce qui est un pur axiome dans son simple énoncé.

l'éducation est une obligation femmes enfants et hommes .
le développement matériel, et l'intellectuel :
L'encre des savants est plus préieuse que le sang des martyrs
que ceux qui méditent le fasse???
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Historique

Archives — Mars 1997
EN 1609, PREMIER CAS MODERNE DE « PURIFICATION ETHNIQUE »
L'expulsion des morisques d'Espagne
Depuis les récentes guerres dans l'ex-Yougoslavie et le Caucase, on reparle de « purification ethnique », cette pratique qui consiste, dans le but absurde de créer une « communauté homogène », à expulser ou à liquider (comme au Rwanda en 1994) des minorités accusées de tous les maux. Parmi les plus abominables de ces « purifications » figurent les génocides des juifs et des tziganes d'Europe dans les années 40 par le régime hitlérien ou celui des Arméniens dans les années 10 par le jeune Etat turc. Mais le modèle moderne de ces persécutions racistes fut établi dès 1609 en Espagne avec l'expulsion des morisques, ces musulmans convertis de force au catholicisme lors de la prise de Grenade, en 1492, la même année où les juifs étaient chassés du pays.
Par Rodrigo de Zayas

SIR Richard Fox Vassal, deuxième lord Holland (1773-1840), était anglais, riche et célèbre, ce qui ne l'empêchait pas d'avoir quelques ennuis de santé. En 1802, son médecin lui conseilla un séjour de repos dans un climat sec et salubre. Sir Richard jeta son dévolu sur Madrid et s'y installa avec armes et bagages. Au bout de deux ans, le jeune lord avait appris l'espagnol et se préoccupait de trouver des manuscrits pour la bibliothèque de Holland House, l'imposante mansion familiale, que l'on peut encore admirer à Londres. En 1804, il acheta une liasse de documents manuscrits à un certain don Isidoro de Olmo. Sir Richard venait d'acquérir l'acte de naissance du premier Etat raciste de l'histoire.

Homme intelligent et cultivé, lord Holland ne comprit cependant pas toute la portée des documents qu'il emporta à Londres, se contentant d'inscrire, en tête de la liasse, qu'il s'agissait de « papiers, Mémoires, descriptions et correspondances datés de 1542 à 1610 au sujet des morisques d'Espagne ». « Certains, note-t-il, sont des copies, d'autres des originaux ; parmi ces derniers, il y a quelques lettres de Gonzalo Pérez (père du célèbre Antonio) (1) adressées à Philippe II, avec des notes marginales autographes qui constituent les réponses de ce monarque. »

Le 21 novembre 1989, l'ensemble de ces documents fut mis aux enchères à Londres : il se trouve à présent dans mes archives à Séville, sous le titre générique de « collection Holland ». L'étude approfondie de cette collection révèle la teneur d'un débat au sein des plus hautes instances de l'Etat espagnol concernant l'importante minorité hispano-musulmane, convertie de force au catholicisme. Morisque signifiait exactement : « musulman espagnol converti au catholicisme ». Le problème social et politique posé par cette minorité était celui de la plupart des minorités : une altérité mal tolérée par la majorité.

Altérité religieuse d'abord, car les morisques restaient, en fait, des crypto-musulmans. Altérité linguistique et sociale aussi, parce qu'ils entendaient conserver leur langue (l'arabe), leurs modes vestimentaires, leurs habitudes culinaires et hygiéniques (ils ne mangeaient pas de porc et se lavaient souvent, choses mal tolérées par les chrétiens de l'époque), et leurs jours de fête. Perçue, de surcroît, comme celle d'« agents de l'ennemi étranger », c'est-à-dire comme des alliés actifs de l'Empire ottoman, l'altérité des morisques les désignait d'une manière tangible comme « une menace pour la République chrétienne ».
Vers l'Etat raciste

L'ESPAGNE, depuis l'instauration de l'Inquisition comme partie intégrante de l'Etat (1481- 1483) par les Rois Catholiques, avait une vocation religieuse nettement unitaire et normalisée. C'est dire qu'il y eut, en Espagne, une « question morisque » qui, par maints aspects de ses causes et de ses conséquences, rappelle la " question juive " des années 30 et 40, et même l'actuelle situation de certaines minorités ethniques en Europe ou ailleurs.

L'intérêt fondamental de la collection Holland, c'est qu'elle révèle le passage d'un Etat sectaire où un membre d'une crypto-minorité religieuse avait la possibilité de se convertir pour s'intégrer à la société majoritaire, à un Etat raciste où cette même minorité devenait l'objet d'une persécution institutionnelle, au- delà de toute considération religieuse.

Le premier pas vers l'Etat raciste fut bien modeste et, en tout cas, antérieur au document le plus ancien de la collection Holland : en 1535, le chapitre de la cathédrale de Cordoue demanda au pape Paul III de sanctionner l'instauration d'une condition de « propreté de sang » (limpieza de sangre) pour pouvoir accéder à un poste rémunéré au sein du chapitre. Le pape refusa, mais le chapitre de Cordoue eut recours au roi-empereur Charles Quint. Celui-ci trouva l'idée bonne et fit pression sur le pape pour qu'une telle contrainte fût appliquée sur l'ensemble du royaume. Paul III fut obligé de s'incliner : toute personne désirant obtenir un poste rémunéré en Espagne devait désormais démontrer qu'elle n'avait aucun membre juif ou musulman dans sa famille depuis au moins quatre générations. Devenue loi, cette obligation ne fut pleinement abrogée que le 13 mai 1865, avec une brève interruption pendant le règne de Joseph Bonaparte (1808-1812).

Concernant, par exemple, les juifs ou marranes, l'Etat espagnol en venait à considérer en quelque sorte qu'il y avait « conflit entre la tradition nationale (...) et une tradition juive inassimilable », « et l'on sera conduit, poursuit-il, à partir de cette idée qu'est juive toute personne qui manifeste soit par des signes décisifs, soit en raison de présomptions suffisamment graves la présence ou la persistance de la tradition juive ».

Tradition juive ou musulmane peu importe : le problème était exactement le même. Les propos cités ci-dessus sont du pétainiste français Xavier Vallat, publiés dans ses Mémoires après 1945 (2). Mais Vallat était moins exigeant que ses prédécesseurs espagnols, car il se contentait de deux grands-parents non juifs ou moins pour qualifier un citoyen de « bon Français ».

On a vu que la « propreté du sang » en Espagne, avant 1865, ne s'obtenait que sur quatre générations « non contaminées » ; il est, malgré tout, frappant de constater une telle continuité de concepts, au point qu'ils en deviennent interchangeables. Xavier Vallat était un bon catholique, qui ne pouvait en aucun cas être soupçonné de connivence avec les occupants nazis ; ce qui fut d'ailleurs démontré durant son procès devant la Haute Cour de justice en 1947, où il bénéficia du témoignage d'un médecin juif, Gaston Nora.

Peut-on parler de « racisme d'Etat » au temps de Charles Quint ? Non, parce que l'obligation de démontrer la « propreté de sang » ne constituait pas encore une définition autre que religieuse du problème. Etait juif ou musulman celui qui pratiquait ces religions : on pourrait tout au plus argumenter que les religions ne se transmettent pas par le sang, c'est-à-dire génétiquement, mais nous ne sommes encore en présence que d'une confusion ou d'une erreur de jugement, une sorte de dérive du sectarisme d'Etat institué par les Rois Catholiques.

Dérive néanmoins significative : les documents de la collection Holland, qui correspondent au règne de Philippe II, apportent une nouvelle définition de la minorité morisque. Il s'agit désormais d'une « nation ». Qu'est-ce qu'une « nation » dans l'Espagne du XVIe siècle ? Grosso modo, toute collectivité clairement différenciée peut être définie comme une nation. Ainsi, il existe de nombreux cas de bons catholiques espagnols définis comme appartenant à la « nation morisque ».

La « propreté du sang » aboutit à un nouveau critère collectif qui n'est ni plus ni moins absurde que la définition du juif comme appartenant à une « race ». Dès lors, les plus hautes instances du pays - le Conseil suprême de l'Inquisition, le Conseil d'Etat, le Conseil du Trésor, les Etats généraux de Castille et d'Aragon, sans compter les ecclésiastiques les plus influents, sont de l'avis qu'il faut en finir avec la « nation morisque ».

Les avis sont partagés entre les trois principaux degrés de cette élimination étatique : le génocide pur et simple, la déportation en masse et l'assimilation forcée et sous haute surveillance. Il est malgré tout prématuré de parler de « racisme d'Etat » : il n'y a pas encore de loi espagnole interdisant l'existence ou la présence d'une minorité - même définie comme une « nation » - sur son territoire.

Cinq documents de la collection Holland proposent explicitement le génocide, soit par la pendaison, soit par les travaux forcés dans les mines d'Amérique et aux galères, où les morisques n'ont aucune chance de se reproduire. Peu ou pas pratiquable à cette époque, cette solution est systématiquement rejetée par les rois d'Espagne. Les deux autres suggestions seront appliquées : Philippe II se montrera toujours partisan de l'assimilation, tandis que Philippe III (1598-1621), tout comme Philippe Pétain et Xavier Vallat, appuiera les partisans de la déportation.

Les considérations économiques ne sont pas absentes des choix qui furent effectivement adoptés : pour Philippe II, les revenus des dîmes imposées aux morisques sont un argument majeur en faveur de leur présence. Tout le monde en profite : l'Etat, l'Eglise et les grands seigneurs censiers qui composent l'essentiel des conseils (ministères) laïques de l'Etat.

Philippe II est un roi prudent et réaliste ; il n'est pas insensible aux pressions des grands seigneurs, dont les intérêts sont diamétralement opposés à ceux de l'Inquisition. Il temporise, s'en remet à des commisssions ; bref, il gagne du temps. Les morisques payent. Lorsqu'ils se rebellent dans l'ancien royaume de Grenade (de 1568 à 1571), ils sont vaincus et déportés vers d'autres régions de l'Espagne. Ils sont toujours là et payent encore, un peu moins, il est vrai, parce que la culture de la soie disparaît à Grenade. C'était de loin l'activité morisque la plus lucrative, mais les morisques restent les meilleurs cultivateurs de primeurs dans les zones qu'ils ont mises en valeur et irriguées eux-mêmes depuis des générations.

En revanche, pour Philippe III, la situation se présente sous un autre jour. Ce roi n'a ni l'intelligence ni la volonté de son père. Il remet les rênes du gouvernement entre les mains d'un favori, le marquis de Denia, un Valencien, qu'il fait duc de Lerma puis cardinal. A partir de 1608, l'oncle paternel du duc de Lerma devient Grand Inquisiteur. La thèse de la déportation, fortement appuyée par les partisans du duc de Lerma qui contrôlent l'appareil d'Etat, a aussi son argument économique : les pertes de revenus seront amplement compensées par les gains produits par la confiscation des biens morisques (à Berlin comme à Vichy, on parlera d'" aryanisation " des biens juifs).
La déportation

LE 22 septembre 1609, le roi Philippe III signe un décret qui consacre la naissance du premier Etat raciste de l'histoire. Désormais, aucun membre de la « nation morisque » ne pourra résider sur les territoires soumis à l'autorité espagnole, sous peine de mort. Le principal responsable de ce décret n'est évidemment pas le roi, mais le duc de Lerma.

Le grand théoricien de l'Etat raciste est un dominicain valencien, membre du tribunal de l'Inquisition de Valence. Il s'appelle Fray Jaime Bleda : il est l'auteur d'un livre où il expose ses théories et où il démontre que l'élimination des morisques est une « nécessité urgente ». Le livre est un peu touffu pour le roi, et un résumé simplifié est préparé par un dominicain proche de Bleda, Fray Luis Beltran.

Ce document, qui porte le numéro 40 dans la collection Holland, emporte la décision royale. Le duc de Lerma a gagné : 500 000 personnes - hommes, femmes et enfants, seront déportées avec, au moins, 75 % de « pertes ». Tous les biens de ces malheureux iront enrichir le duc de Lerma et ses partisans. A lui seul, le duc possède désormais une fortune très supérieure aux réserves du Conseil du Trésor, qui de toute façon lui appartient aussi.

A cette époque, l'Espagne, qui détient l'hégémonie militaire et politique en Europe, compte huit millions d'habitants, ce qui permet de mesurer l'une des principales raisons de sa décadence postérieure et de sa ruine : dans des régions entières les cultures sont abandonnées et tombent en friche. Les corps de métier les plus prospères disparaissent : les transporteurs, les corporations de maçons, les grands éleveurs de chevaux et de mulets, les constructeurs de réseaux hydrauliques pour l'irrigation, les maraîchers étaient morisques... Ajoutée à l'inflation galopante du XVIe siècle, aux épidémies, à la corruption de l'administration, à l'incurie et à la rapacité du duc de Lerma, et aux guerres incessantes, cette situation plonge l'Espagne dans la période la plus sombre de son histoire.

Depuis qu'elle a signé les accords de Schengen, l'Espagne contemporaine est devenue la gardienne du Sud-Ouest européen. Sa garde civile surveille les côtes de l'Andalousie pour empêcher l'immigration économique des Maghrébins. A l'instar des odieux capitaines qui transportaient les morisques vers Oran, mais les « débarquaient » en pleine mer pour gagner du temps et de l'argent, les capitaines actuels transportent régulièrement des immigrés entre le Rif et l'Andalousie, et les débarquent parfois en pleine nuit assez loin des côtes andalouses où ils se noient. Ceux qui ont, malgré tout, la chance d'atteindre la côte sont arrêtés et refoulés menottes aux poings par la garde civile (3).

Le racisme contre les gitans, dernière minorité clairement constituée et différenciée, devient sporadiquement violent. Mais l'Espagne n'est pas seule en cause, et les mesures de « nettoyage ethnique » entreprises, de 1992 à 1995, par les nationalistes serbes et croates contre les Musulmans en Bosnie nous ont rappelé tragiquement que l'Etat raciste n'appartient pas à un passé révolu.
Rodrigo de Zayas.

Histoire, Racisme, Espagne

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Rodrigo de Zayas

Historien et écrivain espagnol, auteur de : Les Morisques et le racisme d'Etat, La Différence, Paris, 1992 ; et de la tétralogie romanesque Ce nom sans écho (la Brigue et le Talion I, les Faussaires II, Shéol III, et La Pourpre prophétique IV), éditions L'Esprit des péninsules (15, rue Trousseau, 75011 Paris), 1996 et 1997.
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(1) Antonio Pérez, ministre de Philippe II.

(2) Xavier Vallat dirigea le Commissariat général aux questions juives (CGQJ) entre le 29 mars 1941 et le 19 mars 1942. Cf. Michael R. Marrus et Robert 0. Paxton : Vichy et les juifs, Calmann-Lévy, Paris, 1981.

(3) Lire Maurice Lemoine, « Les naufragés de la migration vers le Nord », Le Monde diplomatique, décembre 1992.



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#Posté le samedi 16 février 2008 07:23

Modifié le dimanche 24 février 2008 15:52

Complément Historique

Manéthon, le grand prêtre égyptien, écrivit en grec son aigyptiaka, annales de l'Égypte, un peu arbitrairement, il y répartissait les pharaons en dynastie qui sont restées admises jusqu'à ce jour. Un autre grand prêtre, celui des chaldéens, du nom de Bérose, dédia à Antiochus 1er une histoire de Babylone d'après les documents cunéiformes. Mégasthène ambassadeur de séleucus 1er à Chandragupta Maurya, fit sensation dans le monde grec vers l'an 300, lui donnant un livre qui le renseignait sur l'Inde. « Il se trouve parmi les brahmanes, dit un passage suggestif de cet ouvrage, une secte de philosophes qui.. admet que Dieu, c'est la parole, par où ils entendent non pas le discours articulé mais l'exercice de la raison »; derechef, on saisit là cette doctrine du logos, destinée à exercer une action si importante sur la théologie chrétienne. Timée de Tauroménie (Taormina). Exilé de Sicile par Agathoclès en 317, parcourus une grande partie de l'Espagne et de la Gaule, puit vint se fixer à Athènes pour écrire une histoire de la Sicile et de l'Occident. Passionné pour l'information, il cherchait tellement à tout dire que certains de ses rivaux l'appelait « vieux chiffonnier ».
N'est-il pas écrit dans l'éxode 22:18 « tu ne laisseras pas vivre la magicienne.
Voici ce que nous dit : Jean Gaston Bardet dans « le trésor secret d'Ishrael, robert Laffont 1970
Page 258, la culture juive fut rapidement empoisonnée par la culture grecque, d'autant plus aisément qu'Alexandre possédait un temple à l'égal de Jérusalem....et une synagogue avec 70 siéges dorés... pour les prétendus septante.
Les Talmudistes, sans se soucier un instant de ce que l'alphabet grec allait de gauche à droite et l'alphabet de droite à gauche, appliquèrent la numération grecque aux lettres hébraïques, comme si l'écriture Boustrophédon (tournant comme b½ufs dans un pré) leur avait tourné la tête..Maintes erreurs de la Gématrie viennent de là, bien qu'on parle de l'emprunt, par les Grecs, des 22 lettres phéniciennes

La numération rabbinique n'a absolument aucune valeur appliquée aux lettres Esdraiques, car elle ne date pas d'Esdras .
Le Zero est entré en Asie Mineure vers le 7° siècle, par les Arabes, il ne se répandit en Europe que vers le 11° siècle, autant qu'on peut le savoir, il provient de l'Inde « pulvérisatrice » de toute unité, vers le 5° siécle, soit donc: 1000 ans après Esdras, 800 ans après que la Thora eut commencé sa vie « cachée »
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Jésus combattant de liberté
Après le IV° siécle , la tradition chrétienne entreprit de présenter Jésus comme un sauveur doux comme un agneau, haissant la violence et recommandant à chacun de tendre la joue. Pourtant , ainsi que nous le savons le Méssie, tel qu'il était considéré à la fois par Constantin, l'Eglise du IV° siécle et les contemporains de Jésus --était tout autre : c'était avant tout un chef de guerre, un libérateur tout à fait prêt à employer la force pour faire valoir ses droits et, si necessaire , à user de violence pour venir à bout de ses ennemis . Une lecture attentive permet de trouver dans les Evangiles eux mêmes bon nombre d'indices susceptibles de confirmer cette idée.
En l'an 6 après JC, quelques années à peine après la mort de l'usurpateur Hérode, la judée fut annéxée à l'Empire Romain, dont elle devint une province administrée par un procurateur. Césarée fut promue au rang de Capitale. on organisa un recensement destiné à fixer le montant de l'impot. Le grand Prétre de l'époque y donna son adhésion et demanda à la population de se montrer compréhensive. Pourtant, presque aussitôt, un violent mouvement nationaliste de résistance vit le jour, lancé par un bouillant prophéte dans les collines de Gallilée. Cet homme est connu sous le nom de Juda de Galilée, ou Judas de Gamala. On pense généralement qu'il périt assez rapidement , au cours de l'une des nombreuses activités de guérilla qu'il avait organisées contre l'administration Romaine. Ce qui est certain , c'est que le mouvement qu'il avait crée lui survécut: ses disciples se firent connaître sous le nom de Zélotes, il semble que ce terme ait été pour la premiére fois utilisé par Josephus au moins trois quarts de siécle plus tard, entre 75 et 94 après JC, si l'on en croit flavius,
les Zelotes furent ainsi nommés parce qu'ils étaient « Zélateurs des bonnes causes ». A l'époque où ils déployaient leurs activités, ils étaient fréquemment désignés sous le nom de lestai (« brigandss » ) ou sicaires (« spadassins » ), ce dernier mot dérivant du sica, petite dague incurvée dont les Zélotes se servaient généralement pour commettre leurs assassinats politiques.
il est nécéssaire de souligner que les Zélotes ne formaient pas une secte religieuse particuliére. ILs ne défendaient ni ne contestaient aucune position théologique du judaisme. En d'autres termes, on ne peut pas les comparer aux sadducéens, aus Pharisiens ou aux ésséniens, peut être ces trois sectes leur ont elles fourni un certain soutien en hommes , en argent ou en matériel, mais les Zélotes poursuivaient des objectifs essentiellement politiques. Leur position paraissait parfaitement claire . Rome était l'ennemi . Aucun juif ne devait payer son tribut à Rome. aucun juif ne devait considérer l'empereur romain comme son souverrain. Dieu était le seul souverain Dieu avait conféré à Israel un statut unique en signant un pacte avec David et Salomon . Il était du devoir patriotique et religieux de chaque juif de lutter pour la restauration de ce statut et pour le rétablissement d'un souverain légitime sur le trône du royaume D'israel ( quel royaume restzit il en Israel avec Hérode).
les Zélotes: Deux des fils de Judas de Galilée furent tués alors qu'ils étaient commandants en titre des Zélotes. Un autre de ses fils , ou petits fils, fut l'instigateur de l'insurrection de 66 après JC, Ensuite pendant le célébre siége de Massada, qui ne prit fin qu'en 73, la garnison de la citadelle fut commandée par un certain Eléazar, qui descendait lui aussi de Judas de Galilée.
Malheureusement , les documents dignes de foi sont trop rares , pour nous permettre d'établir à quel point la direction des divers contingents Zélotes répartis en Terre sainte était centralisée dans les mains de la famille de Judas. Il est d'ailleurs impossible de savoir si toutes les opérations Zélotes partaient d'une base unique , ou si elles étaient l'½uvre d'une multitude de groupes plus ou moins autonomes. quoi qu'il en soit , il est en tout cas certain que les descendants de Judas de Galilée furent impliqués dans la plupart des opérations Zélotes les plus ambitieuses, les mieux coordonnées, les plus professionnelles.
JESUS et les Zelotes
Tout au long des siécles , les théologiens et les historiens de la Bible n'ont cessé d'être confrontés à des problémes de traduction --ou pour être plus exact, à des erreurs de traduction. Entre le moment où un mot, une phrase ou un témoignage était prononcé en hébreu ou en Araméen et celui où après avoir été transposé en grec ancien puis en latin, il était traduit dans une quelconque langue moderne, son sens originel s'était profondément altéré. Nous avons déjà signalé la transformation de « Jesus le Nazaréen » en « Jésus de Nazareth », un grand nombre de noms figurant dans le Nouveau Testament ont subi un processus d'altération similaire, parmi lesquels celui de Jésus lui-même, « Jésus », rappelons le , n'est pas un nom Judaique, mais grec, il viens de Josué (Yoshé ou Yousheir ), et là rien à voir avec le grec?
Parmi les siens , Jésus était certainement appelé « yeshua » , qui correspond tout simplement au « Joshua » que l'on trouve couramment dans la bible.
il faut aussi voir le personnage de Simon le Zelotes, qui apparaît dans l'évangile de Luc et les Actes des âpotres, il n'est guére besion de s'attarder sur l'évidence: Simon Zelotes n'est que Simon le Zelote. dans quelques unes des plus récentes traductions du nouveau testament, il est d'ailleurs ainsi nommé, il est donc désormais explicite même pour un lecteur laique, que Jésus comptait au moins un Zélote, c'est à dire un extrémiste politique, parmi ses disciples immédiats. Visiblement , ce point constitue toujours une source d'embarras pour la New English bible, où Simon est prudemment présenté comme « Simon le patriote ».
quelles que soient les périphrases accolées à son nom, Simon reste un personnage beaucoup plus génant que certains traducteurs ne l'auraient souhaité. Ainsi par exemple dans certaines version des Evangiles de Matthieu et Marc, est il fait référence à « Simon le Canaanite ». Mais si l'appelation « Canaanite » offrait un sens il y a quelques deux mille ans, au temps de l'ancien testament, il n'en a plus aucun dans le contexte des Evangiles, une fois encore, les traductions sont responsables de la déformation du mot, En réalité , « Zelote » se disait en Araméen gannai, mot que le grec traduisit par Kananaios, « Simon le Canaanite » ne fait donc qu'un avec « Simon Zelotes » qui apparaît chez Marc et Matthieu, et « Simon le Zelote » cité par Luc et les actes des apotres.
Dans l'evangile de JEAN , apparaît un autre Simon, « Simon Bar Jonas. On considére généralement qu'il s'agit là d'un équivalent de « Simon , fils de Jonas », , bien qu'il soit dit ailleurs que le pére de ce Simon s'appelait Zébédée. En fait, il s'agit encore une fois d'une traduction erronée d'un autre mot araméen, ( barjonna), qui, comme (kananaios), signifie « hors la loi », « anarchiste » ou « zélote ». A nouveau, il semble que nous ayons affaire au même personnage, dont il fut jugé nécessaire de dissimuler le nationalisme militant.
Parmi tous les Simon qui peuplent le Nouveau Testament, le plus important est indiscutablement Simon Pierre, disciple de Jésus célèbre entre tous sur lequel le Maître déclara vouloir bâtir son église. Les évangiles eux mêmes précisent qu'il ne se nommait pas Simon Pierre, mais « Simon, dit Pierre ». « Pierre » n'était pas son nom, mais un surnom, un sobriquet. Il signifiait simplement que Simon était solide comme le roc, un vrai « dur ». ( Le meilleur équivalent moderne serait sans doute « Rocky »). Si Pierre était véritablement un « dur », n'est il pas raisonnable de l'indentifier à ce fougueux personnage qu'était Simon Zelotes ou Simon le Canaanite, c'est à dire à Simon le Zélote ? Si le principal disciple de Jésus, celui sur lequel il fonda son église, était un zélote, il s'ensuit toute une série d'Implications extrêmement intéressantes.
Ajoutons encore une pièce au puzzle: dans l'évangile de Jean, Judas est présenté comme le fils de Simon; par ailleurs, dans les trois évangiles synoptiques, il est désigné sous le nom de Judas Iscariote. Pendant des siècles, induits en erreur par une multitude d'appellation grecques , les commentateurs ont cru que Judas Iscariote « signifiait en réalité « Judas de Kérioth », Pourtant comme l'a intelligemment démontré le defunt professeur S G F Brandon de l'université de Manchester , il est beaucoup plus probable qu'il s'agisse en réalité d'une déformation de « Juda s le sicaire », c'est à dire le Zelote.

Jésus le Militant.

Au temps de Jésus , la terre sainte grouillait littéralement de différents cultes , sectes et religions, dont une grande part avait été impotée à la suite de l'invasion romaine . les cultes romains - celui de Jupiter , par exemple - s'étaient implantés en Palestine , avec en premier lieu le culte officiel de l'empereur, qui constituait à Rome la religion d'Etat, ainsi qu'une vaste panoplie de religions, sectes et mystéres issus de divers territoires de l'Empire, et en particulier de Gréce, de Syrie, d'Egypte, de Mésopotamie et d'Asie mineure, Ainsi , par exemple, la vénération de la Déesse Mére -- Isis pour les Egyptiens; Astarté pour les Phéniciens, Aphrodite pour les Grecs et les Chypriotes, Ishtar pour les Mésopotamiens et Cybéle pour les gens d'Asie Mineure - commandait l'allégeance d'un grand nombre de serviteurs du pouvoir. D'autre part, il existait au sein même de la structure judaïque des résidus du culte de la Déesse , culte polythéiste voué à l'ancienne déesse canaanite Miriam ou Rabath. En Galilée, le judaisme ne s'était implanté qu'en 120 avant JC, et la pensée préjudaisque était loin d'avoir entiérement disparu. Il y avait également certaines formes de judaisme que les juifs eux mêmes refusaient de reconnaître en tant que telles , comme par exemple la religion schismatique des Samaritains, qui affirmaient d'ailleurs que leur judaisme était le seul véritable. Enfin, pour ajouter encore à la confusion régnante, il existait au sein de l'orthodoxie judaique de l'époque - si toutefois on peut parler d'orthodoxie - un certain nombre d'écoles , de sectes et même de sous sectes , c'est à dire des sectes dans les sectes ( sur cette période , Neusner écrit qu'il n'éxistait aucun « judaisme normatif », duquel telle ou telle hérésie se serait écartée. rien qu'a Jérusalem, il existait un bon nombre de groupes rivaux... »Judaism in the beginning of Christianity , p 29 ).
deux d'entre elles sont connues, au moins de nom, par la tradition chrétienne : il s'agit des Sadducéens et des pharisiens.
autour de l'an 44, Pierre puis Jean , puis tous les autres furent arrétés, flagellés et sommés de ne plus prononcer le nom de Jésus.
La même année , le frére de Jean connu sous le nom de Jacques , fut à son tour arrêté et décapité, une forme d 'éxécution que seuls les Romains étaient autorisés à pratiquer, l'année suivante , les actes de guérilla menés par les Zelotes prirent une telle intensité que Rome estima nécessaire de reagir vigoureusement . Vers 48 49, le gouverneur romain de judée fit arréter et crucufier sans discrimination Zélotes et Nazaréens. toutefois, les troubles s'amplifiérent . En l'an 52, le legat romain de Syrie , supérieur immédiat du gouverneur de Judée, dut intervenir personnellement pour éviter une insurrection à grande échelle.
En réalité , l'insurrection était simplement retardée, Dés 54 -55, les activités militantes avaient repris des proportions épidémiques. Le grand prétre Sadducéen , nommé par les Romains , fut assassiné par les Zelotes, qui lancérent une vaste campagne terroriste contre les autres Sadducéens compromis avec Rome. Dans les années 57 58 apparut un autre Messie , apparament originaire de la communauté Juive d'Egypte. Après s'être rallié une foule de partisan en Judée , il tenta de s'emparer de Jérusalem et de chasser les Romains de terre sainte. Comme on peut s'en douter , son entreprise tourna court de maniére dramatique , mais les troubles n'en persistérent pas moins . Enfin , entre 62 et 65, Jacques , chef du parti Nazareen de jérusalemn , fut arrété et éxécuté.
Après la mort de Jacques , la direction du parti revint à un homme nommé Siméon , présenté comme un cousin de jésus (Eusebe , histoire III,11 )
Siméon maintint la hierarchie administrative Nazaréenne à Jérusalem . Mais pour lui comme pour les autres , la suite des événements était inévitable. Autour de 65, Siméon entraina les Nazaréens hors de la ville sainte . Ils établirent , semble t-il , leurs quartiers dans la ville de Pelle, située au nord de Jérusalem, sur la rive orientale de Jourdain (Eisenman, op cité page 89, note 163. Il suggére que la fuite n'aurait pas eu lieu vers Pella, mais vers Sela, point non identifié du bassin de la mer morte, peut être s'agissait il de Qumran ou de Massada? )
les spécialistes modernes ont pu démontrer qu'ils poursuivirent ensuite leurs mouvement de retraite vers le nord est, certains groupes arrivérent finalement dans les environs du bassin du Tigre et de l'Euphrate et s'installérent dans une région qui constitue aujourd'hui la frontiére Irako-Syrienne. Là ils furent à même de préserver leurs tradition pendant des siécles, à l'écart de la zone d'influence croissante du christianisme
la prudente initiative de Siméon était pleinement justifiée. Au printemps 66, de violents heurts éclatérent à Césarée. Peu après , les troupes romaines de Jérusalem furent prises de folie meurtriére et massacrérent tous les juifs , homme, femmes, et enfants qu'elles purent dénicher. Dans la vague d'écoeurement stupéfait qui s'ensuivit, les prêtres du Temple furent forcés de mettre un terme aux sacrifices officiels qu'ils vouaient à Rome et à l'empereur . Il s'agissait d'un geste de défi ouvert qui rendait la guerre inévitable , aprés une semaine de luttes, les rebelles s'emparérent de Jérusalem. Entre temps , les contingents Zélotes commandés par un descendant de Judas de Galilée saisirent la forteresse de Massada, sur la Mer Morte, massacrérent la garnison Romaine qui s'y trouvait et mirent au point des installations défensives qui devaient leur permettre de résister au siége de leurs ennemis jusqu'à l'année 73., Titus 70 , 73 et 79 le vésuve.
( ne pas oublier qu'en 79, un incendie qui dura trois jours détruisit beaucoup d'importants édifices, y compris derechef le temple de jupiter , de junon et de minerve . la même année, le Vésuve engloutissait Pompéi et des milliers d'Italiens. Un an après , éclata à Rome une peste , la plus mortelle de toutes celles dont son histoire ait conservé le souvenir. Titus fit tout ce qu'il put pour atténuer les souffrances causées par ces diverses calamités, Titus mourut d'un excés de fiévre en 81, lorsque Titus tomba malade , selon Dion cassius, Domitien aurait haté sa mort en le couvrant de neige).

Au début , la reaction romaine fut quelque peu hésitante . une légion venue de Syrie et renforcée par des troupes auxiliaire fut repoussée devant Jérusalem, Encouragés par leur succés, les rebelles entreprirent d'organiser un réseau de résistance à travers toute la Terre sainte. A ce sujet, il est intéressant de noter que le commandant rebelle de l'une des régions, qui s'étendait de Jérusalem à la côte, était désigné sous le nom de Jean l'éssénien (Joseph ,Guerre II, 20 ) preuve supplémentaire que les Essseniens n'étaient pas particuliérement pacifistes.
Dés 70, cependant , la situation était sans issue. Une forte armée Romaine assiégea Jérusalem, détruisit complétement le Temple et la ville tout entiére. Elle devait rester en ruine pendant soixante et un ans.
la plupart des habitants moururent de faim ou furent tués. Presque tous les survivants furent vendus comme esclaves . pendant trois année Massada tint bon , mais sa chute était inévitable.(la forteresse tombe ). que restait-il des sois disans juifs. parlons nous de juifs, de Bani Israel de Iahouda , quelle est le terme spécifique à adopter ??? les hébreux les arameens? yahoud Nassara; Rhot etc...

Le Premier des Hérétiques ( Paul -Saul ).
c 'est dans ce contexte tumultueux que la carriére de Paul, telle qu'elle est racontée dans les Actes des Apotres. Paul fait son entrée en scéne environ un an après la Crucifixion? sous le nom de Saùl de Tarse, sadducéen fanatique ou éxécutant aveugle de la volonté des sadducéens , il joue un rôle actif dans les attaques contre le parti Nazaréens de Jérusalem. En fait , il est tellement actif qu'il semble avoir été impliqué dans la lapidation d'Etienne , officiellement considéré comme le premier martyr chrétien ( alors qu'Etienne naturellement estimait être lui-même un juif fervent )?, Paul est très explicite , il reconnaît sans peine avoir persécuté ses victimes « jusqu'à la mort »
Peu après la mort d'Etienne, Paul (qui à ce moment là s'appelait encore Saul de Tarse), mû par une ferveur fanatique à la limite de Sadisme , part pour DAMAS afin d'y débusquer les Nazareens. Il est accompagné d'une troupe d'hommes vraisemblablement armés, et emportant avec lui des mandats d'arrestation signés par le grand prêtre . comme nous l'avons déjà remarqué , l'autorité du Grand prêtre ne s'étendait pas à la Syrie. Pour que Paul ait pu y exercer son action , il lui fallait l'autorisation de l'administration romaine: le fait qu'il l'ait alors obtenue indique clairement que Rome souhaitait vivement l'éradication des foyers Nazaréens. En toute autre circonstance . L'empire n'aurait jamais laissé une bande de militants justiciers opérer impunément aussi loin de leurs propres domaines.
Au cours de ce voyage , le soleil de midi, eu semble t-il des effets plus prononcés sur Paul qu'il n'en à généralement sur les chiens fous , sur la route , Paul subit soudain un violent traumatisme auquel les commentateurs ont donné par la suite toutes sortes d'interprétations, de l'insolation à la crise mystique, en passant par l'accés d'épilepsie. »une lumiére venue du ciel », le jette à bas de son cheval et une « voie » issue de nulle part lui demande : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu « Saul interroge la voix sur son identité. la voix répond : « je suis Jésus le Nazaréen, et tu me persécutes ? Ensuite elle lui ordonne de poursuivre sa route jusqu'à Damas,où il recevra de nouvelles instructions. Lorsque l'expérience s'achéve et que Paul récupére un semblant de lucidité , il réalise qu'il est subitement aveugle . A Damas , la vue lui sera rendue par un Nazaréen ( il est possible que Paul se soit rendu non pas à Damas, mais au monastére de Qumran: en effet , ses membres décrivaient leur pays comme les « terres de Damas » (Eisenman , po cit, page 27, voir aussi page 69, note 122 ). dans sa conférence , « Paul l'Hérodien » donnée devant la society of Biblical Litterature en 1982, le professeur Eisenman, dévelopait le théme selon lequel Paul était un agent du parti sadducéen « hérodien » et s'opposait à tout ce que défendaient Jacques et les Zadocites, ainsi , son séjour dans la communauté nazaréenne , peut être celle de Qumran, aurait il eu un but d'espionnage ou de provocation.

un psychologue moderne ne verrait rien de particulierement anormal à cet incident. Effectivement , il peut fort bien avoir été la cause par une insolation ou une crise d'épilepsie, il est également possible qu'il se soit agi d'une hallucination, d'une réaction hystérique ou pays chaotique, ou tout simplement d'un accés de culpabilité.
Paul lui , l'interpréte comme une visite de Jésus, qu'il ne connaissait pourtant pas personnellement , et c'est de là que découle sa conversion. Il renonce au nom de Saul , et devient Paul. Dés lors , il entreprend de répandre la doctrine nazaréenne avec un fanatisme égal à celui qu'il déplorait jusqu'alors pour l'éliminer.
Vers 39 après JC, Paul revient à Jérusalem.là selon les Actes des apôtres, il est officiellement admis au sein du parti nazaréen. Toutefois , ainsi que Paul lui-même le reconnaît dans sa lettre aux Galates , la reception qui lui est faite n'est guére enthousiaste. il admet que les autres se méfie de lui et l'évitent. Quoi qu'il en soit , il est accepté à contrecoeur par « Jacques , le frére du seigneur », qui l'envoie à Tarse pour y précher la bonne parole. De Tarse Paul décide de poursuivre son voyage missionaire qui durera environ quatorze ans? et le conduira à parcourir la quasi totalité du monde méditerranéen oriental, de l'Asie Mineure à la Gréce. on pourrait croire qu'une telle ferveur lui valut l'approbation de la hiérarchie nazaréenne basée à Jérusalem. Pourtant , c'est tout le contraire qui se produisit
Jacques et les siens s'empressérent d'envoyer leurs propre missionnaires sur ses traces pour critiquer l'enseignement de Paul et le compromettre aux yeux de ceux qu'il avait convertis. En effet , Paul délivrait alors un message entierement différent de celui que les nazaréens, sous les ordres du frére de Jésus, souhaitaient divulguer. Harcelé par les émissiares de Jacques , Paul retourna finalement à Jérusalem. Il s'ensuivit une violente querelle au sein du parti. Au bout du compte, après des heurts considérables, Paul et Jacques conclurent un difficile accord. Mais Paul , peu après , fut arrété ou placé en détention préventive. Profitant de son statut de citoyen Romain, Paul éxigea d'être personnellement entendu par l'empereur et fut transféré dans une prison de Rome. de l'avis général, c'est là qu'il mourut entre 64 et 67.
En termes de Kilométres parcourus et d'énergie dépensée tout au long de ses voyages missionnaires, la performance de Paul est ahurissante. Sans nul doute, il fit preuve de la ferveur typique d 'n « homme » possédé ». N2anmoins , il est évident que tout ne se passa pas aussi clairement que la tradition chrétienne tenta par la suite de le faire croire. cette situation décrit Paul comme « répandant fidélement le message de Jésus à travers le monde romanisé de l'époque »
Dans ce cas , pourquoi ses relations avec Jacques , le propre frére de Jésus étaient t-elles à ce point tendues? Pourquoi serait il si violemment entré en conflit avec les nazaréens de Jérusalem, dont certains avaient personnellement connu Jésus, et étaient certainement plus proches de lui que Paul?
pourquoi ses prêches indisposaient ils la hierarchie nazaréenne au point de pousser celle ci à envoyer à sa suite ses propres émissaires pour le discréditer . Il paraît évident que Paul avait adopté une attitude que Jésus lui même eût désaprouvée.
comme nous avons déjà eu l'occasion de le souligner . Ni Jésus ni le parti nazareen n'avaient l'intention de fonder une nouvelle religion . Ils diffusaient un méssage spécifiquement Judaique et s'adressaient exclusivement aux Juifs? . Comme le dit Jésus (Matthieu , V, 17 ): « n'allez pas croire que je sois venu abolir la loi ou les prophétes, je ne suis pas venu abolir mais accomplir ». Pour Jacques et le parti nazaréen, seules comptaient la doctrine de Jésus et sa prétention au statut de Méssie tel qu'il était défini dans le contexte de l'époque: Le méssie était un roi légitime et libérateur. Ce n'était pas tant sa personnalité que ce qu'il disait et representait qui était important. Lui même n'était pas censé devenir un objet de culte, et encore moins être considéré comme un dieu ( Jésus ne considérait pas comme un dieu , ou du moins pas plus que les autres . Quand il fut accusé de se présenter comme Dieu, il rétorqua que la loi Judaique stipule que quiconque reçoit la parole de Dieu devient lui même un dieu. voir Jean X, 33 35.
Quand Jacques envoyait Paul et d'autres en voyage missionnaire , c'était pour convertir les populations à la forme de Judaisme prônée par Jésus. La « NATION D'ISRAEL », telle que la concevait Jésus , Jacques et leurs contemporains, n'était pas simplement une entité Géographique. C'était également une communauté qui rassemblait tous les juifs, quel que soit le lieu où ils vivaient.. L'entreprise de conversion était destinée à gonfler et à resserer les rangs de la Nation d'Israel ?. ( je ne suis envoyé qu'au brebis perdu de la maison d'Israel ).....pas aux Nations.......du mot arabe Nass .nassienne Nationa ..L ..ité

Peut être même Jacques voyait il dans ce processus la possibilité de créer un réservoir humain à partir duquel - comme au temps de judas Macchabée - il pourrait éventuellement lever une armée. Les chances de succés de la révolte qui grondait alors en Terre sainte auraient été immensement accrues si elle était accompagnée du soulévement général de toutes les communautés juives éparpillés au sein de l'empire romain. ( de la nation d'Israel , ou plus précisemment des brebis égarées de la Maison d'Israel, on passe à la nation ? aux Juifs).
Qu'il n'ait pas compris les objectifs de Jacques ou qu'il ait simplement refusé de s'y rallier, Paul avait un tout autre point de vue. dans les Corinthiens ( XI, 3-4 ), il déclare explicitement que les émissaires nazaréens de Jacques cherchent à promouvoir « Un autre Jésus » , un Jésus bien différent de celui qu'il vénérent lui. très vite il détourna complétement le sens de la mission que lui avaient confiée Jacques et la hiérarchie nazaréenne. selon Paul la doctrine et le statut politique de Jésus comptait beaucoup moins que Jésus lui même, au lieu de convertir les populations au Judaisme , il entreprit de les initier à son culte « « Paien » » de Jésus, le Judaisme en tant que tel était laissé de côté, sinon purement et simplement éludé. seul comptait le fait de vénérer Jésus en tant que manifestation de Dieu, et cette vénération suffisait en elle même à assurer le salut de chacun. Dés lors , les éxigences essentielles de la conversion au Judaisme , comme la circoncision, l'observance du Sabbat et le respect des régles alimentaires perdaient leur raison d'être.
Jésus , Jacques et les nazaréens défendaient le culte de dieu dans sa spécificité judaique. avec Paul, Jésus était Dieu et devenait lui-même objet de culte. Pour tous les nazaréens , l'enseignement de Paul représentait le plus térrible des Blasphémes.
l'irréconciabilité de Jésus et de Paul souléve un certain nombre de questions d'une importance considérable . Combien de Chrétiens d'aujourd'hui, par exemple sont ils conscients de l'abime qui séparait les deux hommes?, où se fonde le christianisme? dans la pârole de Jésus? Dans la parole de Paul? A l 'excepotion de la distorsion de la vérité historique , il n'éxiste aucun moyen de concilier deux conception aussi radicalement divergentes.
La Religion de Paul
c'est de Paul , et de Paul seul, qu'est née la nouvelle religion . Il ne s'agit pas d'une variante du Judaisme , mais d'une conception rivale et finalement opposéé . au fur et à mesure que Paul répandait son méssage personnel , les aspects judaiques qu'il contenait se métamorphosérent, ils se fondirent dans la pensée Gréco-romaine, se mêlérent à des traditions paiennes et à divers élements de certaines écoles du mystére.
Une fois que le culte prôné par Paul eut commencé à s'imposer comme une religion indépendante plutôt que comme une forme particuliére du judaisme, il entreprit de véhiculer certaines idées qui n'éxistaient pas à l'époque de Jésus, et que Jésus lui-même eût très certainement désapprouvés... ( la destruction de Jérusalem et de la hiérarchie centrale de la communauté nazaréenne est fondamentale , car le succés ultérieur de la doctrine paulinienne repose justement sur l'absence d'opposition à son portrait de Jésus.)
..En premier lieu, la nouvelle religion devait pouvoir lutter à armes égales avec les autres religion établies dans les régions où elle cherchait à s'imposer, il lui fallait faire face à la concurrence des Cultes de Syrie, de Phénicie, d'Asie Mineure, de Gréce , d'Egypte, de l'ensemble du monde méditérranéen et, au delà , de l'Empire Romain. dans cette optique , il était nécessaire que Jésus bénéficie d'un degré de divinité comparable à celui des dieux qu'il devait supplanter à titre posthume. Ainsi comme un certain nombre de ses équivalents Tammuz (Thamoud), le dieu des anciens mystéres sumériens et Phéniciens, était né d'une vierge , mort avec une blessure au flanc et ressuscité trois jours plus tard, laissant derriére lui une tombe vide, dont la dalle d'entrée avait été poussée sur le côté? si Paul voulait pouvoir concurencer efficacement les adeptes de Tammuz, il fallait que Jésus soit en tout point capable de rivaliser avec son divin aîné. En conséquence , certains aspects de la légende de Tammuz furent greffés sur la vie de Jésus. il est également intéressant de noter que Bethleem n'était pas seulement la ville de David, mais aussi un ancien centre du culte de Tammuz dont certains éléments restaient encore actifs à l'époque biblique . (Bet el éem en trois mot) ou Baith el ayam?.
Bon nombre d'aspects mentionnés dans les Evangiles trouvent leur origine non pas dans l'histoire , mais dans les divers traditions qui entouraient Tammuz, Osir is, Attis, Adonis, Dionysos et Zoroastre. La plupart d'entre ces dieux étaient prétendument nés de l'union d'une divinité et d'une vierge. Le mithraisme exerça une influence particuliérement prononcé sur la formation de la pensée Chrétienne?
il postulait l'apocalypse, le jour du jugement , la résurrection des morts et le retour de Mithra, lui même, qui réussirait finalement à triompher du mal:
Selon la tradition? Mithra était né dans une caverne ou une grotte,??, où les bergers vinrent le saluer et lui offrir des cadeaux. le baptéme jouait un rôle essentiel dans les rites mithraiques, tout comme la communion.
A ce sujet un passage de la communion mithraique est particuliérement éclairant: « celui qui ne mangera pas mon corps et ne boira pas mon sang, de maniére à ne faire qu'un avec moi, ne sera pas sauvé » Vermaseren , Mithras p 14..... venez ma bande de cannibale.
Quand Tertullien, l'un des premiers Péres de l'église , commenta ce passage , il avança que c'était le diable qui, des siécles plus tôt , avait parodié la communion chrétienne afin de diminuer l'importance des paroles de Jésus.. si tel était le cas , c'était également le Diable qui inspirait Paul. En effet , ainsi que le souligne un commentateur moderne.
Malgré le peu de connaisances que nous avons du Mithraisme et de lithurgie, il est évident que beaucoup de phrases de Paul ( dans ses lettres ) empruntent davantage à la terminologie du Culte Persan qu'a celle des Evangiles ( Wynn- Tyson , Mithras, p 73.).
Les Perses dit Hérodote , se considérent comme étant de beaucoup, ce qu'il y a de mieux dans l'humanitée, ils croient que les qualitées des autres peuples sont en rapport direct avec leur proximité de la Perse, mais que les pores de tous sont ceux qui vivent plus loin?, Ces mots n'ont ils pas quelques chose d'actuel et ne sont ils pas d'usage universel.
la piété étant la premiére des vertus , le premier devoir de l'éxistance consiste dans l'adoration de Dieu, la purification, les sacrifices et la priére . La Perse de Zoroastre n'avait ni temple, ni Idoles, on élevait au sommet des collines, dans les palais ou encore au centre de la ville, des autels sur lesquels on allumait des feux en l'honneur d'Ahura Mazda ou de quelques divinité de moindre importance. Le feu lui même était , sous le nom d'Atar , le fils même du seigneur de la lumiére, adoré comme un dieu. Le foyer était le centre de la famille, conserver le feu de la maison , ne le laisser jamais s'éteindre était un devoir pour le croyant . Aussi le feu immortel des cieux , le soleil était il adoré comme la personnification même d'Ahura Mazda ou de Mithra..... le culte du soleil invictus.
les Amschaspands, bon génie de la religion Zoroastrienne, ministres d'Ormuzd, étaient opposés aux Darvands ou Dervs. on en comptait Sept. Le plus important était Asa Vahista.
Ardibéhecht ou Asa Vahista , l'un des Amshaspands , le génie excellement pur.
Sa fonction , lit on dans le petit Avesta c'est d'être chantre , Invocateur, louangeur, lecteur, ministre des offrandes , prôneur, panégyriste , agissant de façon à ce que les brillantes lumiéres éclairent.

mais il ne suffisait pas au dieu du christianisme de rivaliser miracle par miracle , prodige par prodige, avec ses concurents, la nouvelle religion devait également se faire accepter et respecter dans un monde qui, en définitive, faisait partie de l'Empire romain.
le coran ne se trompe pas « lorsqu'il dit que la plupart des gens adorent les djins ».
A l'origine , ce n'était pas une tâche aisée. Si Jésus avait été exécuté , c'était au nom de la loi romaine et en raison de son attitude criminelle envers Rome. ses disciples étaient considérés comme des individus subversifs. sinon des révolutionnaires, attachés à saper l'autorité romaine en Palestine. La terre sainte avait toujours été pour l'empire une source de problémes, et l'hostilité des Romains à l'égard des juifs s'était passablement accrue à la suite de l'insurrection de 66...
Une religion contenant des vestiges du messianisme nationaliste judaique n'avait aucun espoir de survivre au sein de l'empire Romain. Aussi était il nécéssaire d'éffacer ou de transformer toute trace de ce nationalisme.
Afin de pouvoir se développer à travers le monde Romanisé, le christiannisme se métamorphosa, proposant au passage une version revue et corrigée des circonstances historique de son éclosion. Il ne pouvait pas se permettre de deifier un rebelle juif. Il pouvait encore moins exalter un personnage qui avait été éxécuté par les Romains pour crimes contre l 'Empire. Aussi la responsabilité de la mort de Jésus fut elle attribuée aux juifs - non seulement aux notables sadducéens , qui n'y étaient certainement pas étrangers , mais « au peuple d'Israel » dans son ensemble. il était également nécessaire d'amputer Jésus de son rôle historique et d'en faire un personnage apolitique? un Méssie d'un autre monde, purement spirituel, qui n'avait jamais eu la moindre intention de défier César. tous les indices de l'activité politique de Jésus furent donc étouffés, dilués ou supprimés. De même , dans la mesure du possible, toute trace de sa judaité fut délibérèment obscurcie , éludée ou laissé de côté.
voir la suite sur le livre le message sur mon Blog
n'oublions pas l'histoire de l'orfévre Démétrius qui voulait ameuter la populace contre l'âpotre Paul . la cité avait pour centre ( et banque principal ) le temple d'Artemis, entouré de cent vingt huit colonnes donnés chacune par un roi . Les prêtres eunuques y étaient assistés par des prétresses vierges et par une nuée d'esclaves, les rites mélaient les traditions orientales à celles des Grecs, la statue barbare de la déesse avait deux rangs de seins supplémentaires , symboles de sa fécondité . La fête d'Artémis faisait du mois de Mai tout entier un temps de réjouissances de festins, et de jeux
A smyrne , malgré les pecheurs , l'atmosphére était meilleure , Apollonius de Tyane, très grand voyageur, appelait Smyrne « la cité la plus magnifique qui se puisse voir sous le soleil ».

Au nord de la Syrie venait le royaume client , plus tard la province de Commagéne, qui avait pour capitale populeuse la ville de Samosate , la patrie de Lucien (Lucien de Samosate), au delà de l'Euphrate se trouvait le petit pays d'Osthoéne, Rome en fortifia la capitale , Edesse ( Urfa), comme base d'opération contre la Parthie, il en sera question davantage à l'époque chrétienne . A l'ouest de la Syrie on entrait en Cilicie ( comme maintenant en Turquie) a Alexandria , Issi (Alexandrette ). la Cilicie, qui fut la province de Cicéron, était très civilisée le long de la côte sud d'Asie mineur, mais rester barbare dans les collines du Taurus. sa capitale , Tarse (Tersous ), n'était pas , dit son fils l'apôtre Paul, « une cité médiocre », elle était renommée pour ses écoles et ses philosophes.
En face de la Cilicie , en Méditerranée, l'île de Chypre continuait, depuis des temps immémoriaux , à exploiter ses mines de cuivre, ses bois de cyprés, à construire des navires et à supporter patiemment ses conquérants succéssifs. Les mines fort lucratives, appartenaient à Rome, les esclaves en fournissaient la main d'½uvre Galien raconte comment , en son temps , une catastrophe dans ces mines engloutit des centaines d'ouvriers , accident périodique , étant donnée la base géologique du confort et des pouvoirs humains.
Au nord de la Cilicie s'étendait l'aride et montagneuse Cappadoce, riche en métaux précieux , et qui exportait du froment , du bétail et des esclaves . A l'ouest de là, la Lycaonie entrera dans l'histoire lors du passage de l'apôtre Paul à Derbe, à Lystre et à Iconium. En remontant au nord, on entrait en Galatie, peuplée de Gaulois au III° siécle avant Jésus christ et nommée d'après eux :
Sa production la plus fameuse fut la pierre noire de Pessinus, en voyée à Rome comme symbole de Cybéle, la principale ville était Ancyre, capitale des hittites, il y a trois mille cinq ans ans, de la Turquie aujourd'hui. A l'ouest de la Cilicie, la province de Pisidie avait de belles cités , comme Xanthus, qui se relevait de son suicide collectif devant Brutus, et Aspendus , dont le théatre est si bien conservé qu'on peut aisément se le représenter rempli pour entendre jouer Ménandre ou Euripide.



Les Hasmonéens

En 143, avant J.C, Simon Macchabée, profitant des luttes qui mettaient aux prises entre eux les Parthes, les Séleucides, les Egyptiens et les Romains, arracha au roi séleucides l'indépendance de la Judée. Une assemblée du peuple le nomma général et grand prêtre de la seconde communauté juive qui allait durer jusqu'en 70 après J.C, la fonction du grand prêtre devenait en même temps héréditaire dans la famille hasmonéenne . Ainsi la Judée revenait au régime théocratique, sous cette dynastie de prêtres rois. L'un des caractères spécifiques des sociétés sémitiques a consisté à associer étroitement les pouvoirs spirituels et temporels, dans la famille et dans l'Etat, elles ne voulaient d'autre souverain que Dieu



Les Mazarinades en prose comme vers, portée dans un panier , étaient criées dans les rues et principalement sur le Pont Neuf, devant l'horloge de la Samaritaine, qui était le rendez vous des badauds et des aigrefins.

Anne d'Autriche reine mère avait fait enfermer le duc de beaufort au donjon de Vincennes , d'ou ils parvint à s'échapper en 1649.

Urbain Grandier, curé de Loudun , brûlé en 1634, Faust , prototype populaires de Sorciers,
Gaufredi ou Gofredi, curé de la paroisse des Acoules, à Marseille, brûlé en 1611

La Discorde pour se venger de n'avoir pas assisté aux noces de Thétis et de Pelée jeta une pomme destinée à la plus belle, Jupiter désigna Pâris comme Juge qui la donna à Vénus, d'où la colère des deux autres déesses , qui causa de grands malheurs.
Les jardins des Hespérides (la pomme d'or) et la légende d'Hercule, fruits qu'hercule cueillit en tuant le Dragon qui les Gardait.
puisque le Dragon est mort , tué par hercule, comment se fait-il, qu'on le retrouve dans les légendes Celtiques, des jardins des hespérides , nous passons au mythe du mont saint Michel et du Dragon?
ou on parle du dragon des profondeurs (est-ce la profondeur de la possession de cette connaissance qui viens de très loin? ) Pourquoi les Vikings avaient la Proue ornée d'un Dragon rouge au VIII° siécle les longs bateaux des hommes du nord, apportant avec eux le feu, le viol, et le pillage, en 793, le monastére de Lindisfarne, au large de la côte nord est de l'Angleterre , fut saccagé, ses moines massacrés, ses trésors pillés.

comment se fait il que le mythe se déplace du Magheb en Angleterre ou plus précisement chez les Scott?, en térritoire Barbare, et le fameux Méroveh venu de la mer,


Les trois grands fleuves arrosent les campagnes brillantes de ce monde embrasé:
Le premier et le plus large se nomme Mémoire.
Le second, plus étroit, mais plus creux, l'imagination, le troisième plus petit que les autres , s'appelle Jugement (238) les trois fleuves : Mémoire, imaginations, Jugement sont tirés d'Ovide (les états de la lune et du soleil page 249.

Alexandre Hélios ( soleil ), né en 40, fut l'ainé des fils de Cléopâtre et de Marc Auréle , frére jumeau de Cléopatre Séléné ( lune ) et frére ainé de Ptolémée Philadelphe.
Selon Appien et Pausanias , après le suicide de leurs parents , les trois orphelins furent élevés par Octavie, s½ur de l'empereur Octave Auguste, ex-épouse de marc Antoine et mére de leurs deux demi-s½urs Antonia l'ainée et Antonia la jeune .
les deux garçons vécurent semble t-il quelques temps avec leur s½ur et leur beau frére Juba II, avant que l'on perde leur trace?
Juba II ( en tafinagh:???) fut un roi berbére de la Maurétanie (partie occidentale de la berbérie, à partir de l'actuel Maroc jusqu'à l'actuelle Tunisie ), fils de Juba 1er, né vers 52 av JC et mort vers 32 après JC, il régna sous la tutelle romaine à partir de la capitale Caeserea (Césarée, aujourd'hui Cherchell au centre nord de l'Algérie.
Après la défaite de Juba 1er , César fit une entrée triomphale à Zama . Ce fut dans l'habitation de l'Aguelid défunt roi Berbére , qu'il décida du partage de l'Afrique et du sort de la famille royale. Juba II alors âgé de cinq ans à peine fut envoyé en otage à Rome où il figura , par la suite , au triomphe de César dérriére Vincégorix de gaule et Arsinoé, s½ur de Cléopatre d'egypte . Que devinrent les autres membres de la famille de Juba???
les historiens n'en soufflent pas mot. se sont ils retirés dans les montagnes des Aurés? ou dans les villes côtiéres ? ont ils été dispersés par les vainqueurs? nul n'en parle à l'époque de Juba II et un mystére semblable couvre nombre de familles Berbéres en général et celles des Aguelid en particulier.
Toujours est il que Juba II, fut élevé dans une captivité dorée par Octavie, la s½ur d'Octave, le futur empereur Auguste.
Juba attira l'amitié de son protecteur qui lui offrit des occasions de se distinguer et de s'élever au rang des autres princes. Octave lui accorda le droit de cité romaine et Juba prit alors les noms et prénoms de son protecteur « Gaius Iullius » et les transmis plus tard à ses affranchis , mais il s'abstint de les porter dés qu'il reçut le titre de roi.
il participa probablement à la campagne d'Orient de 31 à 29 contre Cléopatre et Marc Antoine , et surement à celle d'Espagne de 26 à 25 où Octave apprécia sa fidélité et son adresse. Ce fut au retour de cette campagne qu'il reçut en récompense une partie des Etats de Bocchus et Bogud en sus de ce qu'il restait du royaume de son pére.
A la Sixiéme année de son régne , en 19 av JC, il épousa Cléopatre Séléné ( la greco-egyptienne ), fille de Cléopatre, reine d'égypte et de Marc Auréle ( la gréco-romaine egyptienne), qui fut élevé avec son frére jumeau Alexandre Hélios par la s½ur d'Octave.
c'est cette même Octavie, épouse répudiée de Marc Antoine, qui avait élevé Juba II. Cléopatre Séléné fut couronnée à son tour en raison de son ascendance maternelle et fut officiellement associée au pouvoir sans qu'il y ait toutefois partage térritorial d'autorité . Ce térritoire malgré certaines amputations au profit des colonies romaines , s'étendait donc de l'Atlantique à l'ouest , à l'embouchure de l'Ampsaga (Oued el Kebir ) à l'est , et comprenait les régions de Sétif au sud ainsi qu'une partie des térritoires des Gétules du sud est Algérien et Tunisien.

le rétablissement de ce vaste royaume supérieur en superficie à celui de Massinissa dans ses grands jours, ne constituait pas pour autant un recul dans la politique coloniale romaine. Il marquait seulement une pause. Auguste abandonnait moins à Juba la propriété que l'usufruit de son royaume, disposant des térritoires , les divisant, les morcelant à sa guise , sans que le roi numide ne manisfestât la moindre résistance , tellement son esprit , par l'éducation qui lui avait été dispensée,
mais il est vrai que son fond bérbere ne disparut jamais , et Juba II s'intéressa tout de même à ses origines et à l'étude du Lybique et du Punique , langues de culture de ses ancêtres . Cet intérêt d'ordre culturel ne fut pas accompagné de patriotisme et jamais Juba ne ressentit ce sentiment pour lequel luttérent et moururent tant de Numides et de Maures.

en renonçant à l'annexion de la Maurétanie, l'empereur savait ce qu'i faisait: avec Juba II, à la tête de ces vastes térritoires où se sont enracinés de nombreuses colonies romaines indépendantes du roi, il puvait sans crainte confier l'administration des indigénes à un chef indigéne , qui , plus habillement que des fonctionnaires romains , saurait maintenir la paix! ( la même politique qui sera reprise par la colonisation française).
L'Afrique continua donc à pourvoir Rome de ses produits divers en général et agricole en particulier.
les loisirs que lui laissait l'administration de son royaume , Juba II les consacrait à l'étude et bientôt , il acquit dans les sciences et dans les lettres une grande réputation.
Toujours désireux de connaître ses origines , il fit remonter sa généalogie jusqu'à Hercule qui épousa la lybienne Tingé (Tendja) veuve d'Antée de la légende grecque voir Tingis.
il fit construire de nombreux édifices publics, des places ou forums , des théatres , des thermes, des temples, des jardins publics........beaucoup de vestiges confirment la grandeur de Juba II qui possédait une grande puissance de travail et d'assimilation (Sculpture, Architecture ), son ½uvre était d'une grande valeur mais ne fut pas conservée par le temps ? bien qu'elle ait permis à plusieurs écrivains grecs et latins d'y puiser leur documentation tant elle était riche ?
Il expédiait de nombreux copistes dans les capitales de monde, pour lui rapporter les découvertes des penseurs de l'époque , il organisa des expéditions chargées de découvrir les sources du Nil et d'étudier l'archipel des Canaries?
il écrivit un traité sur son pays natal intitulé Libuca (lybica), en trois volumes, contenant géographie , histoire naturelle, mythologie, croyance etc.....
il laissa des écrits sur les Assyriens , l'Arabie, les plantes, l'histoire romaine.....Sans doute était il dans cette quête de ses origines et voulait il laisser la somme des résulats de ses recherches.
Très connu des Grecs et des Romains en tant que savant , Artiste, homme de lettres , auteur de plusieurs traités sur les lettres , la peinture, le théatre, l'histoire, la géographie, et la médecine. Il fut à l'origine de la découverte de l'Euphorbe ( à laquelle il à donné ce nom, qui était celui de son médecin personnel , et son traité sur cette plante inspira plus tard , plusieurs médecin grecs.
Ses manuscrits furent autant de références pour plusieurs historiens grecs, tels que Tite Live, Alexandre de Milet, Diodore de Sicile, Pline l'ancien qui le citait dans ses livres dit de lui « qu'il était encore plus connu pour son savoir que pour son régne?.
les grecs lui érigérent une statue auprés de la bibliothéque du gymnase de Ptolémée , son régne fut marqué par son sens de la démocratie et l'attention qu'il eut pour son peuple.
Son épouse Cléopatre Séléne , n'oublia jamais quant à elle ses origines grecques romaine et egyptienne, elle obtint de Juba qu'ils soient tous deux ensevelis dans un édifice funéraire semblable aux Pyramide d'Egypte.
ce qui emmena le roi à faire construire ce tombeau proche de Tipaza appelé de nos jours (pour des raisons que l'on ignore ) »le tombeau de la chrétienne » il allie le tumulus funéraire bérbére à la Pyramide égyptienne par sa forme extérieure ( forme cylindrique couvrant une base carrée et coiffée d'un cône en gradins ).
son fils et successeur Ptolémée de Maurétanie poursuivit en partie la politique de son pére , mais n'hérita pas des vertus de celui çi.
si César avait écouté sa quatriéme femme, Calpurnia, il aurait survécu aux Ides de mars, Mais enfin de mémoire d'hommes, aucune vente aux enchéres de gladiateurs n'avait porté malheur aux Chalands.
Ce n'est pas une vente aux enchéres ordinaire , Marcus l'affaire est bien bizarre.
Bizarre ou extraordinaire?
Pourquoi Caligula met il sur le marché une telle quantité de « Juliani »?
ces gladiateurs impériaux tenaient le haut du pavé à Rome, dans bien des villes d'Italie et des provinces conquises , et s'enorgeuillissant du titre , qui rappelait leur appartenance à la maison des Césars.
la réponse était évidente:
« Notre empereur Caïus vient de dissiper les » trésors de Tibére « . Il doit aujourd'hui faire fléche de tout bois , et il liquide le surplus des spectacles dont il avait régalé les foules depuis son avénement.
Mais en fait de gladiateurs , jusqu'à présent , Caius avait été plutôt preneur que vendeur.
c'est bien parce que, toqué de gladiature, il avait gonflé les effectifs au dela du raisonnable qu'il les dégonfle ce matin.
Une telle vente , il me semble n'interesse normalement que les « lanistes » italiens ou provinciaux spécialistes de ce trafic . Pourquoi inviter des sénateurs , et en si grand nombre ? Qu'ont ils besoin de gladiateurs?
le fait est que, de nos jours , il n'y a plus que l'empereur pour offrir des jeux à la plébe romaine, personnellement, ou par le biais des favoris qu'il veut honorer. tu oublies cependant que beaucoup de sénateurs ont en dehors de Romed'importantes clientéles, des amis ou protégés susceptibles de monter un spectacle pour éblouir le conseil municipal et s'assurer de bonnes élections. Ces gens là sont toujours heureux qu'on mette gracieusement quelques à leur service.
Tu n'as guére qu'une petite clientèle romaine.
Raison de plus pour ne rien débourser! je pars gagnant.
on n'a jamais vu un empereur assister à une vente de gladiateurs. Et une vente où il n'apparaît point comme un acheteur honorable, un « munéraire » occasionnellement soucieux de popularité, mais comme un trafiquant, vendeur de sa propre « familia » gladiatorienne. Les affranchis impériaux responsables des casernes ou les lanistes en sous ordre sont là d'ordinaire pour jouer ce rôle décrié.
la remarque était pertinente . le trafic professionnel de gladiateurs était à peine plus considéré que celui de la chair à plaisir. L'infamie du leno, pourvoyeur de filles ou de mignons, rejoignait celle du laniste, pourvoyeur d'amphithéatres, dont on disait d'ailleurs que le nom venait de « lanius » , l'artisan boucher, Assurément , les lanistes qui avaient sous leur gouverne la gestion et l'entrainement du corps d'élite des « Juliani » échappaient au dernier mépris en raison del'importance de leur rôle et de leur rattachement à la maison du prince. Mais aucun laniste, aucun leno ne laissait d'inscription révélatrice et flatteuse sur son tombeau. Cela était bon pour l'empereur qui les employait, pour le public qui réclamait leurs services , pour les gladiateurs même dont la bravoure avait lavé l'infamie, alors que celle, jugée moins courage, du laniste ou du leno, des filles ou des mignons, n'était lavée que par les thermes. Telle était l'inconséquence du monde.
oui, bien sûr....Mais depuis la maladie qui lui avait dérangé l'esprit, Caligula n'en était plus à un désordre prés, et si l'habilleur n'avait pas tendu l'oreille, Aponius aurait pu en raconter quelques uns à sa femme.
il s'assit pour qu'on le chausse des éblouissants brodequins de cuir rouge à croissant dorés, qui signalaient aux populations qu'il avait éxercé une magistrature curule, et il déclara par euphémisme que Caligula était un fantaisiste dont on pouvait tout attendre. Et c'étaitbien là que le bât blessait . Rome avait eu le loisir d'apprécier d'autres cruautés , d'autres débauches, d'autres infamies. Ce qui dérangeait surtout les hommes pondérés, dans celles de Caïus, c'était leur caractére imprévisible, assorti d'un humour où une logique aberrante avait sa part. N'avait il pas nourri un moment les fauves destinés aux jeuxavec des condamnés de droit commun qui leur étaient normalement réservés , assurant qu'il était bon pour les bêtes de retrouver en avance sur l'horaire le regime des chairs palpitantes qui leur rappellerait les beaux jours de la liberté? Aucun Zoologiste n'aurait pu prouver le contraire . Une fantaisie d'un gout vraiment déplorable !
Mais Aponius n'était ni un aigle ni un lion. Quelle atrocité à craindre dans une vente aux enchéres des gladiateurs?
Tandis qu'on laçait les brodequins , Pomponia , qui n'était pas trop convaincue , faisait d'ultimes efforts pour dissuader son mari de sortir , arguant qu'elle flairait un piége , dont elle ne pouvait ,il est vrai, distinguer raisonnablement la nature? Que vaut l'intuition sans la raison ?
Aponius s'efforça de la rassurer en plaisantant et finit par lui dire: « Caius m'a demandé de venir, comme à bien d'autres. Si je me fais porter malade, il y verra, tel que tu le connais , une marque insultante de méfiance .Là est le risque le plus certain »., les porteurs de litiére attendaient sous le portique vestibulaire extérieur , en compagnie de la troupe de clients qu'Aponius avait rameutés pour l'accompagner à l'aller comme au retour. De quoi aurait il l'air s'il les congédiait ?
Il s'arracha aux embrasements de Pomponia avec une impavidité romaine et sortit des appartements privés. Barbier, habilleur et épouse lui avaient fait perdre un temps précieux et la vente devait être commencée. Une arrivée trop tardive allait elle le faire mal voir? Alors qu'il traversait l'Atrium, la grande horloge sonna la demie de la troisiéme heure. Avant de prendre place dans la litiére, il tira du « sinus » de sa toge son cadran solaire miniature et vérifia l'heure au soleil , qui avait pris de la hauteur dans le ciel bleu sans nuages.
l'horloge de L'atrium semblait heureusement en avance.
Chemin faisant , au gré du balancement de la litiére, qui dégringolait les pentes de l'aristocratique mont Caelius pour gravir bientôt celles du Palatin, Aponius était frappé comme tant d'autres par l'insondable difficulté d'avoir l'heure exacte à Rome. C'était à se demander si on avait pris une voie convenable pour y arriver....
le jour était partagé en douze heures , et la nuit aussi. de la sorte, d'un solstice à l'autre, les heures diurnes et nocturnes, douées d'une élasticité chronique , s'allongeaient ou se rétrécissaient entre les bornes d'une demi-heure , les équinoxes étant les seuls jours de l'année où les heures consentaient à être de même durée. Et pour qu'on y voie encore moins clair , les vingt quatre heures de la journée civile étaient comptées de minuit à minuit, au passage de la sixiéme à la septiéme heure nocturne, c'est à dire à un moment où le soleil n'était plus en course pour apporter une précision quelconque aux dormeurs . Midi était évident , minuit était bien obscur. Les Grecs e, disait-on , les juifs , n'étaient ils pas plus raisonnables de faire partir leur jour astronomique du coucher du soleil , et les Babyloniens , de son lever?
la vulgarisation du cadran solaire concave à style , le « gnomon » grec, avait marqué un grand progrés. L'éclairage solaire de cet instrument indiquait dans l'un des sens du balayage la longueur des heures de jour, et renseignait dans l'autre sur la hauteur saisonniére de l'astre . Mais chaque gnomon devait être précisément construit pour la lattitude du lieu d'emploi et orienté avec le plus grand soin . Aponius songeait avec amusement à l'histoire célébre de M'valerius Messala , qui , au début de la premiére guerre punique , avait fiérement installé devant les comices un gnomon raflé à Catane. l'heure de Rome était ainsi demeurée officiellement fausse trois générations durant !
Puis les horloges hydrauliques s'étaient répandues, qui présentaient l'avantage de donner aussi les heures de nuit. L'eau s'écoulait d'un récipient cylindrique de verre, dont la surface avait été divisée verticalement en mois, et horizontalement en heures , Aponius avait même une orloge giratoire, qui présentait toujours à l'observateur la colonne d'eau fuyante en rapport avec les divisions horaires du mois où se trouvait , ainsi en théorie du moins , l'horloge maitrisait l'élasticité horaire dans le cadre mensuel, où les variations étaient négligeable. mais en pratique , on était bien obligé de régler chaque orloge sur un proche gnomon, source solaire de l'unique précision. Et les imperfections fatales du gnomon s'ajoutaient à celles de l'horloge pour tout embrouiller. les sonneries commandées par flotteurs avaient beau faire tinter des carillons de clochettes argentines ou siffler des automates emplumés, l'heure romaine demeurait des plus approximatives.
le dicton n'avait pas tort: « il est plus facile d'accorder entre eux les philosophes que les horloges ! »
le tapage houleux de la racaille cosmopolite, qui avait bercé la litiére, s'évanouit soudain et, derriére ses rideaux tirés, Aponius sut qu'il venait de pénétrer dans le havre de calme qui environnait le palais neuf du défunt Tibére. Dans une grande salle bourdonnante de monde, mais devant une chaise impériale encore vide, le crieur expédiait sans passion un ramassis d'esclaves qui jouaient les utilités: des arbitres en second,des sonneurs de trompettes ou de cor, spécialisés dans la ponctuation musicale des tueries, des héraults ou des porteurs de pancartes, qui assuraient la liaison entre le président des jeux , les gladiateurs et le public, des soigneurs, des masseurs, des infirmiers , des rebouteux,des arroseurs et des ratisseurs, des garçons de piste et des porteurs de civiére, des croque morts, qui se déguisaient en Charon ou en Pluton pour conduire vers le spoliaire les dépouilles des gladiateurs égorgés,un Mercure aussi, ce messager des dieux , qui, sur un signe du président, donnait le signal des réjouissances, tout un petit monde qui ne faisait jamais parler de lui.
Aponius se fraya un passage dans la foule demeurée debout vers les siéges réservés aux sénateurs en demi-cercle devant le théatre de l'action.
les murs de la salle avaient été ornés de palmes vertes et de couronnes de roses rouges , allusion symbolique aux récompenses coutumiéres des vainqueurs , et le podium légérement surélevé où les lots défilaient avaient été abondamment sablé comme une aréne. Une délicate et pieuse attention avait fait dresser à l'arriére de ce podium les statues des dieux et déesses pour lesquels les gladiateurs nourrissaient une dévotion particuliére : Hercule et Mars, Vénus, à qui les heureux survivants dédiaient des armes votives, et Némésis , fille de la nécessité et vengeresse des crimes, qui présidait aux affrontements athlétiques les plus sanglants . Et de l'autre côté, à l'entrée de la piéce, un Hermés en pied favorisait le commerce.
était accouru outre les sénateurs complaisants , tout ce que le monde si spécial de la gladiature recelait d'acheteurs potentiels : ce qui restait des grands lanistes capouans (capoue) après la période faste, frénétique, inoubliable , de la république finissante, où une noblesse dévorée d'ambitions faisait assaut de surenchéres pour ramasser les votes de la plébe romaine dans le sang des gladiateurs sacrifiés sans compter, ce qui restait à Rome même de petits lanistes indépendants malgré la concurrence écrasante des établissements impériaux, des lanistes de toutes les régions d'Italie et de la plupart des provinces, car la gladiature était devenue un fait universel de civilisation, une marque de communion avec la Rome exemplaire. Mais nombre de généreuxmunéraires, désireux d'offrir aux jeux dans une ville italienne ou provinciale sans en passer par le canal des lanistes , s'étaient aussi déplacés, et jusqu'à des prétres orientaux du culte impérial?; qui faisaient de l' »édition » d'un beau spectacle une éclatante manifestation d'allégeance. La vente avait été prévue depuis le printemps.
l'assistance était complétée par des curieux qui souhaiter voir Caligula de prés. dans sa loge palatine, d'ou il dominait les enthousiasmes ou les orages du cirque Maxime au passage poussiéreux des quadriges,Caius était inaccessible . et dans les autres cirque , ampithéatres ou théâtres, il restait isolé de la plébe par de compacts rideaux de gardes.
Aponius finit par trouver place entre le gros Cornelius Cordus , qui au sortir de saquesture, s'était prudemment désintéressé de la politique pour se consacrer à manger , et ce maigre Carvilius Ruga, personnageconsulaire qui se paquait de stoïcisme et dédaignait les spectacles . Sur les six cents Péres concrits, Aponius aurait pu en saluer cent cinquante de leur nom !On liquidait des lots de Tirones, le 'trio » , ce bleu des légions , avait donné son nom à la bleusaille de la gladiature, ces jeunes dans l'attente d'un premier combat que leur inexpérience risquait de rendre fatal.
Beaucoup de ces novices étaient des esclaves, qui acceptaient de rechercher dans l'exercice des armes une dignité que leur condition leur refusait. Mais une forte minorité d'hommes libres ou d'affranchis avaient signé moyennant finances ce contrat si original d' »auctoratio », par lequel on abdiquait sa liberté aux mains d'un trafiquant , pour un certain temps ou pour un certain nombre de rencontres. Ces gladiateurs sous contrat étaient souvent des fils de famille décavés qui, après avoir vendu leurs biens , s'étaient vendus eux mêmes en désespoir de cause. leur pére les avait avertis: « Si tu continues comme ça, tu finiras à la gladiature ! » et le papa avait eu raison.
Lanistes et munéraires achetaient les esclaves corps et âmes , et rachetaient les contrats d' »auctoratio », qui entrainait des enchéres plus animés, car les spectateurs des jeux étaient naturellement flattés que des hommes libres se dévouent à leur plaisir.
Cordus racontait à Aponius comment il venait de remporter une autre enchére beaucoup plus intéressante : « Figure toi qu'avant hier matin à l'aube , au marché transtévérin des pécheurs , les connaisseurs dédaignet le grand marché aux poissons du Vélabre, j'ai arraché pour 8000 sesterces, à une bande d'amateurs fanatiques , un bar plus long que le bras. que dis je : un bar? Un bar Romain ! celui que les pécheurs appellent « catillo », le parasite lécheur de plats qui vit dans le Tibre à la sortie des égouts . Celui qu'on appelle encore « le bar d'entre les ponts », un vrai catillo, et cette taille , n'a pas de prix. Si tu l'avais vu, gras comme un prétre d'Isis ou un eunnuque de Cybéle, donnant des coups de queue furieux dans sa bassine ! je l'ai fait cuire tout vif dans un court bouillon des plus étudiés, afin de mieux lui conserver toute sa fraicheur, et je l'ai dégusté bourré d'une farce composée de foie de gros surmultes , d'huitres du lac Lucrin, de c½urs d'oursins et de quenelles de homards , avec une sauce sublime liée au riz des Indes. Etc..
la patronne expliqua à Marcus que la popina marchait très fort l'après midi au sortir des bains et qu'une belle clientèle de gladiateurs était honorée de trouver des lits pour banqueter à l'aise . Cette allusion à la gladiature lui tira une affreuse grimace , pour l'allécher sur d'autres possibilités de la maison , on lui montra un écriteau à l'orthographe approximative qui proposait trois filles qualifiées de « petites ânesses », histoire de donner un aperçu de la fraicheur de leur anatomie et de la chaleur de leur tempérament . En effet , un escalier de bois montait à l'étage, où se devinaient quelques réduits.
Marcus fut profondément impressionné par l'infime modicité des tarifs. L'anesse à huit « asses », soit deux sesterces.
l'exentrique Calicula n'avait pas tenu cinq ans . Il avait passé comme passe une cométe à la queue rouge de sang, annonciatrice de convulsions nouvelles . le « chevalier « désargenté Claude , l'idiot de la famille , découvert tout tremblant derriére une tenture par des prétoriens indécis après le meurtre de son neveu Caius, avait acheté l'empire aux soldats avec l'argent de l'Etat, ce qui ne pouvait que leur donner de mauvaises pensées et de mauvaises habitudes, descendre de jules César par le sang ou par l'adoption n'était désormais une recommandation suffisante à la pourpre que si le prétorien était d'accord. Le sénat n'avait plus rien à dire dés que les acclamations intéressées avaient retenti au camp permanent de la porte Viminale.
Claude était alors dans la force de l'âge.........Pour ne pas dire dans sa faiblesse : jambes mal assurées et langue embarrassée , buveur , joueur et avare, glouton et craintif, l'ésprit certes cultivé , mais brouillon, bizarre et volontiers facétieux. On se demandait si, à force de faire l'imbécile pour survivre dans un climat de complots perpétuels, il ne l'était pas devenu pour de bon.
Trait relativement sympathique , la cruauté inhérente à la nature humaine se limitait chez lui à un vif penchant pour les joies de l'aréne ou à une enfantine délectation à la vue du dernier supplice de celui qui l'avait en principe mérité. Ce n'était pas au fond l'honnête homme qui était sanguinaire, mais le spectateur . Sept ans plus atrd, aux joyeuses vendanges ""de l'an 801 (Année 48 de l'ére chrétienne)"" de la fondation de la ville. A. Vitelius et L.Vipsanius publicola étant consuls éponymes , l'affranchi Narcisse avait obtenu du Prince irrésolu et entre deux vins la condamnation de la mére de ses deux enfants Britannicus et Octavie , Messaline . Il est vrai qu'elle avait éxagéré . après avoir trompé Claude de façon grandiose avec le tout venant , elle s'était remariée du vivant de son impérial et toujours mari avec le consul désigné Silius , qui n'avait pas craint de meubler sa maison avec les dépouilles du Palis. Des affaires de fesses excusables avaient pris soudain une allure politique inquiétante.
Dés janvier de l'année suivante , sur les conseils de l'affranchi Pallas, le prince convolait avec sa proche parente, Agrippine la Jeune.
un homme influençable et usé tombait sous la coupe d'une arriviste féroce et sans scrupules , déjà mére d'un jeune L. Domitius Ahenobarbus, qui allait sur ses douzes ans . Claude adoptera bientôt ce Licius surnommé dés lors Néron, au grand dam des intérêts légitimes de Britannicus. Pour la premiére fois dans l'histoire de Rome, un être du sexe faible pouvait espérer jouir du pouvoir suprême sous le couvert d'un fils docile.
M. Aponius Saturninus n'aurait jamais pensé que le remariage de Claude irait bouleverser sa lugubre éxistance. Les déboires qui l'avaient accablé depuis une dizaine d'années lui avaient fait consider peu à peu que les intrigues du palais se déroulaient sur une autre planéte.
Ce matin de janvier , un frois humide pesait sur les bas fonds de la ville , quand Marcus fut réveillé en sursant par les cris affreux d'un nouveau né qu'une mégére sans entraille venait de déposer derriére son immeuble, sur le fumier du bout de l'impasse. Geste d'autant plus irritant que le sommeil le fuyait d'ordinaire et que les moments qui précédait l'aube étaient les seuls avec celui de la sieste où l'habituel vacarme romain s'apaisait.
Comme la circulation des charrois, sauf pour les nécessités des réfections ou constructions immobiliéres étaient sévérement interdite dans la journée depuis l'édit de Jules César, c'était de nuit que tous les entrepôts et marchés de la ville étaient ravitaillés. Le soleil n'avait pas disparu derriére le janicule que, devant les dix sept portes de Rome , une nuée impatiente de voitures , de charettes , de chariots attendait le signal de l'assaut. Et dès que l'astre avait sombré , cochers, conducteurs et portefaix de fouetter chevaux de trait et mules vers cet immense labyrinthe obscur que des cris et hennissements allaient troubler, les piétinements, ébranler, jusqu'aux approches de l'aube, à la vacillante lueur d'une myriade de lanternes et de torches.
Ainsi étaient approvisionnés sans parler de bien d'autres points de distribution ou de vente , le grand dépôt des « papyri » et parchemins du Forum, le « marché aux friandises » du sommet de la Voie Sacrée, le marché aux primeurs prés des « bûcher gaulois », le marché aux huiles et le marché aux poissons du vélabre mineur, le « portiques aux féves » et le marché des boulangers de l'Aventin, le marché aux légumes du Cirque Maxime , le « Marcellum de Livie », sur l'Esquilin, où l'on trouvait les meilleures viandes et volailles... Et l'on profitait même de l'occasion pour fournir le marché aux légumes situé cependant un peu en dehours de la porte Carmentale, entre le théatre de Marcellus et la roche Tarpéienne, là où s'érigeait la colonne Lactaire, rendez vous des nourrices à vendre ou à louer. Cela fait, avec une hate fébrile, l'armée de l'ombre, où figurait à l'arriére garde la corporation des vidangeurs de fosses d'aisance et curateurs d'égouts, se dépêchait d'évacuer la ville , car tout véhicule eût été bloquée, qui y aurait été trouvé après le lever du jour.
Les rêves de Marcus, qui avait chuté dans un immeuble branlant au c½ur de la vieille cité, étaient peuplés de sarabandes de légumes et de racinements chevalins, tandis qu'il respirait par le volet mal clos des odeurs de crottins, de poisson et de merde Jusqu'au fumé résineux des torches qui était là pour rappeler à sa conscience assoupie les risques d'incendie constants, qui étaient, avec les inondation et les pestes, la grande terreur du Romain.
Mais lorsque pointait le jour, éclatait tout à coup une immense rumeur, un immense bourdonnement, ponctué de bruits plus sonores et plus agréssifs. Les Taverniers de tout poil, du barbier au marchands d'esclaves (Rome, par une sorte de pudeur, n'avait aucun marché aux esclaves digne de ce nom ), démontaient les vantaux de bois de leur boutique, dressaient sur la chaussée leurs éventaires ou trétaux . Les outils des chaudronniers, de forgerons , de serruriers , des batteurs d'or ou d'argent résonnaient . Les gargotiers gueulaient pour vanter leurs saucisses fumantes ou leur boudin nouveau. Les maîtres d'école éléves s'égosillaient sous leur portiques. Les colporteurs du Trastévére proposaient en glapissant leurs parquets d'allume feu soufrés et les mendiants modulaient des méloppées gémissantes. il ne fallait plus songer à dormir jusqu'à l'heure de la sieste .
L'enfant abandonné criait de plus belle. La plupart du temps , on exposait les filles , qui étaient plus résistantes que les garçons et plus longue à se taire. Les organisations de mendicité , dont les émissaires faisaient le tour des dépotoirs, autorisés ou illicites, pour y découvrir de bons sujets vigoureux à mutiler et à éduquer, préféraient à la fille le garçon, dont les infirmités et les plaies soulevaient d'ordinaires une comparaison plus vive chez la matrone aussi sensible que stérile. mais la plupart des ""proxénetes avaient un faible pour les filles"" .
Tibulle se raillent des guerriers qui marchent à la mort alors qu'ils pourraient être en train de conquêrir non pas des provinces mais des c½urs. Il regrette l'âge de Saturne , lorsque , s'imagine t-il,
il n'y avait ni armées, ni haine, ni guerre..... pas de guerre, quand les hommes buvaient dans les coupes de bois.... Qu'on me donne de l'amour, et que d'autres partent en guerre... Le héros , c'est celui qui a des enfants et que la vieillesse atteint dans son humble logis. Il suit ses brebis, son fils suit les agneaux, tandis que sa brave femme fait chauffer de l'eau pour ses membres fatigués, Puissé-je vivre de la sorte jusqu'à ce que les cheveux blanchissent sur ma tête et qu'a la maniére des vieillards je me plaise à faire le récit des jours passés.
Sextus Propertius ( 49-15 av JC ) , avec moins de tendresse et de simplicité , avec plus d'ornements érudits, chante à son tour les idyles d'un paisible libertinage . Originaire de l'ombrie , élevé à Rome , il se mit de bonne heure à faire des vers. Bien que peu de lecteurs aient été en mesure d'aller dégager sa pensée des enveloppes pédantes dont il la recouvrait, Mécéne acceuillit Properce dans son groupe de l'Esquilin. Il faut entendre le poête décrire avec autant de fierté que de plaisir les soupers qui se donnaient là, sur les bords du Tibre, on y buvait le vin de Lesbos dans des coupes ciselées par de grands artistes, « assis sur un trône, entouré de dames joyeuses, on regardait les bateaux glisser doucement sur le fleuve « , pour être agréable à son patron et à son prince , Properce, de temps en temps , a chanté les louanges de la guerre, mais le ton change lorsqu'il s'adresse à sa maitresse , Cynthie: « Pourquoi acclamerais-je les triomphes Parthes? toi et moi nous ne ferons pas de nos enfants des soldats ». Toute la gloire militaire du monde ne vaut pas une nuit avec Cynthie, .
Parmi ces épicuriens, tête légére et c½ur facile, qui passérent leur vie à monter et descendre le mont de Vénus, le modèle le plus réussi, le poéte lauréat apparaît en la personne de publius Ovidius Naso. Il naquit à Sulmo ( Soloma ) en 43 avant JC, dans une plaisante vallée des Appennins , à quelque cent quarante kilométres de Rome: de l'âpre éxil où s'acheva sa vie, quelle beauté revétaient à ses yeux les vignes , les oliveraies, les champs et les riviéres de son coin natal ! Son pére , un homme de la classe moyenne fort à son aise, l'envoya à Rome étudier le droit, ce fut sans plaisir qu'il le vit s'orienter vers la poésie, il lui rappela les sort cruel d'Homére qui, selon les traditions les plus sûres , mourut pauvre et aveugle. Ainsi averti, Ovide reussit à obtenir un emploi de juge dans les tribunaux prétoriens . Mais la suite , consternant son pére , il refusa de postuler la questure , qui l'eût introduit de plein droit au Sénat , et il ne se consacra plus qu'a cultiver la littérature et l'amour. Il n'avait pu faire autrement, disait il, « je balbutiait en vers , et les mètres me vinrent ».
Ovide a voyager à loisir en Gréce , dans le proche Orient , en Sicile, de retour, il se joignit aux cercles frivoles de la capitale, son charme , son esprit, son éducation, son argent, lui ouvraient toutes les portes, il se maria deux fois en pleine jeunesse , divorça deux fois, et par la suite resta durant un temps à butiner ça et là, sans renouer les liens de l'hymen. « que d'autres s'éprennent du passé, disait il, pour moi, je me félicite d'être né en un temps où les m½urs s'adaptent si bien à mon caractére « . L'Eneide le faisait rire: il en concluait simplement que, puisque Rome fut fondée par le fils de Vénus, elle devait , ne fut ce que par piété filiale , devenir la cité de l'amour, (la nouvelle Babylone ).
il perdit la tête pour une jolie courtisane qu'il appelle Corinne afin de masquer son anonymat, si ce n'est sa plurialité , ses couplets à cette adresse , faits de main de d'ouvrier, troubvérent sans difficulté un éditeur, Intitulés Amores et parus en l'an 14 avant JC, , ils furent bientôt sur toutes les lévres de la jeunesse Romaine. « de toutes parts, les gens veulent savoir qui donc est cette Corinne que je chante », il mystifia son public, dans une seconde série d'Amores, en se livrant, dés l'abord, à une apologie de la promescuité:
Ce n'est pas une beauté unique qui suscite ma passion : une centaine de causes me retient sans cesse dans les sentiers de l'amour. Si je rencontre une belle aux yeux modestement baissés, me voici enflammé , son innocence m'asservit. Si c'est quelques hardies friponne , je m'éprends, parce qu'elle est dépourvue de simplicité rustique, et me laisse espérer que j'enlacerai sa taille flexible sur une moellesse couche. Semble t-elle sévére , affectant l'allure rigide d'une Sabine, elle me persuade qu'ele voudrait céder , seul un profond amour propre la retient encore. Lettrée , elle me conquiert par ses rares capacités.....l'une chemine lentement , et je tombe amoureux de sa démarche , une autre est dure , mais au contact de l'amour on peut l'adoucir. Celle ci qui chante avec tant de suavité, je voudrais lui dérober autant de baisers qu'elle émet de sons harmonieux, cette autre proméne ses doigts agiles sur les cordes de sa lyre plaintive, qui pourrait n'adorer des mains aussi délicates? Une autre encore me fascine par le balancement cadencé de ses bras, par sa maniére de se pencher avec souplesse, si tendrement . Sans parler de moi même, qui prends feu pour le moindre motif. Mettez hippolyte à ma place , et ce sera un Priape ....petites ou grandes répondent au v½u de mon c½ur, chacune me subjuge...Mon amour aspire aux faveurs d'elles toutes.

Ovide s'excuse de ne pas changer la gloire de la guerre, Cupidon est venu dérober un pied à l'un de ses vers, ce qui l'a laissé boiteux. Il écrivit une tragédie qui s'est perdue, Médée, on l'avait bien acceuillie, mais lui même préférait de beaucoup « l'ombre indolente de Vénus » et il lui agréait qu'on l'appelât « le chanteur bien connu de ses voies sans valeur, ses lais devançant de mille ans ceux des TRoubadours, s'adressent comme eux à des dames mariées et font du flirt la grande affaire de la vie???.

Ovide indique à Corinne comment communiquer avec lui par quels signaux, quand elle est dans le lit de son mari. Il l'assure de son éternelle fidélité, son adultére reste strictement monogamique: « je ne suis ni capricieux ni volage, je suis pas de ceux qui aiment cent femmes simultanément. « A la fin , elle lui céde, alors il entonne un péan triomphal. il la loue d'avoir refusé si longtemps et il l'engage à lui opposer encore, de temps à autre des refus, afin que son amour, ainsi aiguillonné, dure sans fin. Surviennent des querelles, il se fache, même il la frappe, il se repent, il gémit, se lamente, et l'aime plus follement que jamais. Tel Roméo, il supplie le jour de differer son apparition, il espére qu'un vent béni va briser l'éssieu du char de l'aurore. Corinne en vient à le tromper, il se courrouce à voir que l'hommage de ses vers n'est pas apprécié comme une récompense suffisante des faveurs de la belle. Elle lui donne des baisers pour obtenir son pardon , mais ce qu'il ne peut pardoner, ce sont les nouveaux raffinements qu'elle déploie dans leurs tendres abandons, il faut qu'un intrus les lui ait appris, Quelques pages plus loin , Ovide « aime deux jeunes fillesà la fois, toutes deux fort belles, toutes deux également accomplies, délicates, pleines de goût dans leur mise et partout ». ces hommages simultanés ne vont pas tarder, il le craint , à mal tourner pour lui, mais il serait heureux de mourir au champ d'honneur de L'amour?

la société Romaine était assez tolérante pour admettre ces Amores quatre ans seulement après la promulgation des lois juliennes . De grandes familles sénatoriales , comme les Fabii, les Corvini, les Pomponii, continuaient à recevoir Ovide chez elles. Excité par le succés, le poéte publia un manuel de séduction, l'Ars amatoria, en l'an 2 avant JC » j'ai reçu de Vénus dit il , la charge de précepteur, d'initiateur au tendre amour ». il prend soin de d'avertir ses lecteurs que ses préceptes ne doivent être appliqués qu'aux courtisanes et aux esclaves, mais en réalité , tout ce su'il dit des confidences chuchotées, des rendez-vous secrets , des billets doux , des traits d'esprit, de la raillerie, des maris trompés et des sobrettes avisées , fait penser aux classes moyenne et supérieure de la société romaine. De crainte que ses leçons ne fussent que trop bien écoutées. ovide y ajouta un autre traité , Remedia amoris, « de la guérison de l'amour », le meilleur reméde, c'est un dur travail, en second lieu, vient la chasse , ensuite ,l'absence, « il est également utile de surprendre votre dame le matin, quand elle n'a pas achevé sa toilette. Finalement, pour tenir la balance égale, il écrivit de medicamina faciei femininaea, manuel médical de cosmétique , compilé d'après les grecs.
Ces petits ouvrages se vendirent si bien que la renommée d'Ovide s 'éleva on ne peut plus haut. 3on me célébre tant de par le monde entier que je ne me préoccupe nullement de ce que peuvent dire de moi, un ou deux petits chicanneurs, Ovide ne savait pas que l'un de ces critiques était Auguste en personne, que le prince voyait dans ces receuils un défi, un outrage aux lois Juliennes et qu'il ne pardonnerait pas cette offense lorsqu'un scandale impérial rejaillirait sur l'insouciant poéte.
En l'an 3 de notre ére , Ovide se maria pour la troisiéme fois. Sa nouvelle épouse , Fabia , appartenait à l'une des familles romaines les plus distinguées. Le poéte avait maintenant quarante six ans. Il sut apprécier la vie réguliére au foyer et il semble que fidéle à sa femme . Il ait été heureux avec elle comme elle avec lui. l'âge fit pour lui ce que la loi ne pourrait faire, il refroidit ses feux et lui inspira une poésie respectable. dans les Héroides, Ovide raconte les amours de plusieurs femmes celébres, Pénélope, Phédre, Didon, Ariane, Sapho, Héléne, Héro, peut être y insista t-il trop longuement , car les répétitions peuvent quelquefois amener avec elles l'ennui, même s'il s'agit d'amour. On notera cependant cette sentence frappante qui, sur les lévres de Phédre, exprime la philosophie d'Ovide; « Jove a décrété que la vertu c'est tout ce qui nous donne du plaisir « .
Ce fut environ quatre ans après , vers l'an 7, que le poéte publia son ½uvre la plus considérable, j'ai nommé ses Métamorphoses. Ces quinzes « livres » racontaient en d'agréables hexamétres les transformations restées célébres de divers objets inanimés , animaux humains et dieux? puisque dans la légende grecque et Romaine, il n'y a presque rien qui ne change de forme , ce sujet permettait à Ovide de parcouri tout le domaine de la mythologie classique, depuis la création du monde jusqu'à la déification de César. On sait que l'étude de ces vieux contes est restée de rigeur dans les colléges jusqu'à jours ou peu s'en faut , et que la révolution actuelle n'en a pas encore éffacé le souvenir , le char de Phaéton , Pyrame et Thisbé, Persée et Androméde, l'enlévement de Proserpine, Aréthuse, Médée, Dédale et Icare, Philémon et Beaucis, Orphée et Euridyce, Atalante, Vénus et Adonis, etc.. inépuisable fonds, où puisérent par myriades poétes, peintres et sculpteurs, à travers les âges. . Pour
apprendre à connaître les vieux mythess. Il n'est marche à suivre plus agréable, plus aissée, aue la lecture de ces histoires des hommes et des dieux, défilant au gré d'une narrationoù l'humour sceptique n'exclut pas l'affectueux élan, on ne s'étonne pas d'entendre le poéte proclamer l'immortalité: per saecula omnia vivam « je vivrai à toujours »
A peine avait -il écrit ses mots , qu'on apprit qu'Auguste le banissait sur les rives glacées et Barbares de la mer noire, à Tomi, l'actuelle et toujours inhospitaliére Constantsa. Rien ne préparait Ovide, âgé maintenant de cinquante et un ans, à subir un tel choc, Vers la fin de ses Métamorphoses, il avait inséré un élégant hommage à l'empereur, il reconnaissait désormais dans la politique d'Auguste la source même de la paix, de la sécurité, du luxe dont jouissaient ses contemporains. Sous le titre de Fasti, il avait presque achevé un autre poéme, presque pieux, où il chantait les solennités religieuses de l'année romaine. Cela équivalait à extraire du calendrier toute une épopée, car Ovide appliquait aux contes et légendes de la vieille religion et à la glorification de ses autels comme de ses dieux et le même facilité lucide , la même délicatesse d'expression et de style, la même ampleur narrative qu'il avait antérieurement mises au service de la Mythologie grecque et de l'amour romain. Il avait espéré dédier ses Fasti à Auguste, comme contribution à la restauration religieuse et comme amende honorable envers la foi, jadis dédaigné , dont il entreprenait l'apologie.
l'empereur n'avait aucunement motivé sa décision, il est impossible d'en discerner les causes exactes. Tout ce qu'on doit remarquer, c'est que le banissement de Julie, la petite fille d'Auguste , coïncide avec l'ordre de faire disparaître les ouvrages d'Ovide des bibliothéques publiques. Apparement , le poéte aura joué quelque rôle dans les écarts de conduite de Julie, fut il témoin , complice, ou principal intéréssé ? Lui même déclare qu'il a été puni pour « une erreur » et pour ses poésies, il laisse entendre qu'il avait involontairement assisté à une scéne inconvenante. On lui accorda de différer son départ jusqu'à la fin de l'année ( 8 après JC), pour mettre ordre à ses affaires. Le decret prononçait sa relegatio, condition juridique moins dure, en un sens, que l'éxil, car il conservait ses biens, mais plus dure, en ce qui concerne l'obligation de résider en permanence au même lieu. Ovide brûla ses manuscrits des Métamorphoses , mais quelques lecteurs en avaient pris copie, ce qui les préserva. Beaucoup d'anciens amis évitaient maintenant le Banni, rares étaient ceux qui osaient risquer la foudre en se montrant en sa compagnie avant son départ, sa femme, qui ne le suivra pas uniquement parce que lui même s'y oppose formellement, le soutenait de sa fidélité et tendre affection. Rome ne s'émut point de voir s'embarquer à Ostie celui qui avait si bien chanté ses réjouissances et qui maintenant disait avec tant de douleur adieu à tout ce qu'il avait aimé.
arrivé à Tomi, la vue du site lui fit regretter d'avoir survécu, il s'abandonna au désespoir.
c'est sur mer qu'il avait commencé d'écrire les vers connus maintenant sous le titre de Trista, « Chagrins ». il continua d'en composer , pour les envoyer à sa femme, à sa fille, à sa belle fille et à ses amis. il est probable que l'impressionnable Romain exagérait un peu l'honneur de son nouveau séjour, roc sans arbres où rien ne pousse fermé aux rayons du soleil par le brouillard du Pont Euxin.
un froid si âpre que, certaines années , la neige persistait durant tout l'été, la mer Noire prise par la glace des sombre hivers. le Danube gelé au point de n'opposer aucune barriére aux incursions des barbares de l'hinterland contre la population de Tomi, faite de Gétes porteurs de dagues et de grecs plus ou moins métissés. Quand l'éxilé évoque le ciel de Rome et les campagnes de Sulmo, son c½ur se brise, et sa poésie, toujours parfaite de facture, atteint une profondeur de sentiment qu'il n'avait jamais connue en ses heureux jours.
Ces Trista et ses lettres poétiques écrites Ex Ponto « du Pont » (mer Noire) à ses amis , présentent presque tous les attraits de ses ½uvres plus importantes. il enviait ses poésies de pouvoir aller à Rome. « va mon livre, dit il , en mon nom, va saluer les lieux que j'aime », et le cher térroir de mon pays natal », dans chaque lettre le banni se reprend à espérer le pardon, ou bien il supplie qu'on lui accorde au moins un séjour moins dur, jour après jour il pense à sa femme et la nuit il l'appelle.
Ovide mourut sexagénere , un seul de ses v½ux fut exaucé, ses ossements, ramenés en Italie, furent ensevelis prés de la capitale.
le temps devait justifier sa prédiction d'une longue survivance . Au moyen age, sa renommée rivalisait avec celle de Virgiles, ses Métamorphoses et ses Héroides ont servi de sources abondantes aux romans médievaux, Boccace et le Tasse, Chaucer et Spencer le fréquentent assidument.
Tibére: ou l'autre face de la monarchie
de 14 à 96 après JC

qunad les grands hommes tiennent compte du sentiment , le monde s'enthousiasme , mais quand le sentiment gouverne la politique , les Empires chancellent , Auguste avait choisi Tibére, sagement mais trop tard. Auparavant , lorsque Tibére, par sa patience et son art militaire accompli, sauvait Rome, Auguste l'avait presque aimé, « Adieu lui dit il à la fin d'une de ses lettres, adieu , ô le plus agréable des hommes, le plus vaillant , le plus consciencieux des généraux ( a partir d'ici, toutes les dates s'entendent : « ap JC », sauf mention contraire.
par la suite , Auguste , tel plus tard Marc Auréle, se laissa aveugler par la voix du sang: ne pensant plus qu'a ses gentils petits fils, il écarta Tibére, le contraignit de renoncer à un heureux mariage pour devenir l'époux bafoué de Julie, il s'offensa de son ressentiment et le laissa s'avancer philosophiquement vers les vieux jours, dans sa mélancolique retraite de RHODES.
quand à la fin Tibére accéde au principat, il a déjà cinquante cinq ans , misanthrope , désillusionné , il ne va trouver dans le pouvoir aucun bonheur.
pour le comprendre , il faut se rappeler que Tibére était Claudien. Avec lui commence la branche Claudienne de la dynastie Julio-Claudienne qui finira avec Néron? son pére et sa mére lui avaient transmis le sang le plus fier de l'Italie, les préjugés les plus étroits, la volonté la plus ardente. Il était grand , Robuste, bien fait, mais atteint d'acné, ce qui augmentait encore sa timidité naturelle, la gaucherie de ses allures, sa maussade défiance et son gout pour la solitude. Le beau buste de Tibére, au musée de Boston, donne à sa jeune physionomie quelque chose de sacerdotal: large front , grands yeux profonds, contenance pensive. il était dés l'adolescent si sérieux qu'on en plaisantait en l'appelant « le vieux ». il reçut toute l'éducation que pouvaient lui offrir Rome, la Grèce et son milieu : il étudia les deux langues et les deux littératures classiques, s'aventura dans l'astrologie et « négligea les dieux ». Il aimait bien son frére Drusus, plus populaire que lui sans qu'il en prit ombrage; il fut pour Vipsania un mari dévoué; envers ses amis, sa générosité était telle que lorsque ceux ci lui offraient quelque présent, ils pouvaient être sûrs d'en recevoir en retour le quadruple. Tibère a été le général le plus sévère; ses soldats lui montrait autant d'affection que d'admiration parce qu'il prenait soin, en détail, d'assurer leur bien être et parce qu'il gagnait des batailles davantages par ses dispositions stratégiques qu'au prix du sang.
Ce furent ses vertus qui causèrent sa ruine. Tibère aimait les traditions relatives au mos maiorum ; il aspirait à voir l'austérité de l'ancienne Rome renaïtre dans cette nouvelle Babylone; il approuvait les réformes morales d'Auguste et ne cachait pas son intention de les appliquer. Il n'avait pas d'inclination pour ce mélange de races qui s'agitait confusément dans la population romaine; s'il donnait panem, il n'y ajoutait pas les circennses, et l'on s'offensait de ne le voir pas paraître aux jeux offert par des riches personnages. Tibère était convaincu que seul une aristocratie, stoïque dans sa conduite et raffinée dans ses goûts, pourrait preserver Rome de la dégénérescence , de la vulgaire dissolution . Mais , par plus que le peuple , les aristocrates ne pouvaient supporter son « col raide » sa constante gravité , ses longs silences coupés de bréves paroles, la conscience que, visiblement , il avait de sa haute valeur morale. Le sort malencontreux l'avait fait naître stoïcien en une époque épicurienne , et il était trop froidement honnête pour s'approprier l'art de Sénéque, c'est à dire pour précher l'une de ces deux doctrines en un fort beau language tout en pratiquant l'autre avec une aimable persévérance.
Quatre semaine après la mort d'Auguste , Tibére se presente devant le senat et lui demanda de restaurer la république.
il n'était pas qualifié, déclarait il, pour gouverner un si vaste térritoire: « dans une cité si riche en hommes d'illustre caractére....., les divers domaines des affairespubliques sont mieux administrés par une reunion des citoyens les meilleurs et les plus capable ».N'osant le prendre au mot, le sénat échangea avec lui éloges et compliments, jusqu'à ce qu'enfin il acceptât le pouvoir, « pénible et lourd esclavage », dans l'espoir qu'un jour ou l'autre le Sénat lui permettrait de reprendre sa liberté et de rentrer dans la vie privée. La piéce était bien jouée de part et d'autre. Tibére voulait le principat, autrement , il aurait trouvé le moyen d'y échapper, le sénat craignait et haïssait Tibére, mais il se refusait à rétablir une république basée comme l'ancienne sur des assemblées théoriquement souveraines. Il voulait non pas plus, mais de démocratie, ce fut avec plaisir qu'en 14 il reprit , sur la demande de Tibére , aux comitia centuriata, le pouvoir de choisir les fonctionnaires officiels.
les citoyens s'en plaignirent pendant un temps, déplorant la perte des sommes qui payaient leurs suffrages. L'unique pouvoir laissé dés lors au commun des mortels consistait à élire un empereur en assasinant le précédent. après Tibére , la démocratie passe des assemblées à l'armée et vote avec le sabre??????
Tibére , semble t-il , était sincére quand il exprimait de l'aversion à l'égard de la monarchie et se considérait comme l'agent éxécutif, administratif, du Sénat, sa téte et son bras.
Il se refusa tous les titres susceptibles de faire penser à la royauté , celui de Princeps senatus lui suffisait: il arréta tous les efforts visant à le deifier ou à offrir un culte à son genius, il manifesta en pleine évidence son dégout des flatteries. ( la flatteries est le régal des sots )
il manifesta en pleine évidence son dégout des flatteries. Quand le sénat exprima le désir de donner son nom à un mois , comme il l'avait fait pour César et pour Auguste, Tibére déclina cet honneur en disant, non sans esprit: « que ferez vous s'il survient successivement treize Césars ? « , il rejeta une proposition aux termes de laquelle il aurait révisé et modifié la liste des sénateurs. Rien n'égale sa courtoisie envers cette ancienne « assemblée des rois »:, il assistait à ses séances, la ultait « même sur les questionsles plus insignifiantes », y siégeait et parlait comme un simple sénateur, s'y trouvait souvent en minorité et ne protestait pas lorsque des décisions étaient prises en sens contraire de l'opignon qu'il avait exprimée. D'Après Suétone, « il se contentait et supporter patiemment les abus, les offenses, les satires dirigés contre lui et sa famille, « « dans un pays libre, disait il , doit regner la liberté du language et de la pensée » », Tacite , qui lui est hostille, reconnaît que les nominations dues à Tibére.
furent judicieusement faites. Les consuls et les préteurs recevaient les anciens honneurs impartis à leur rang. Les fonctionnaires subalternes exerçaient leur charge , libres de contrôle impérial. les lois , sauf celles de lése majesté , suivaient leur cours régulier .... les finances étaient administrées par des hommes d'une probité distinguée....Dans les provinces , on n'eut pas à subir de nouveaux tribus, et les anciens impôts se percevaient sans cruauté ni extorsion....
le bon ordre régnait parmi les esclaves de Tibére... Pour toutes les questions de droit pouvant se poser entre l'Empereur et les particuliers , les tribunaux avaient la parole et la loi décidait.
cette Lune de miel a duré neuf ans , durant lesquels Rome , l'Italie et les provinces jouirent d'un excellent régime, dont leur histoire n'offre pas d'autre exemple .

Tibére , si expert qu'il fut dans l'art de la guerre , une fois élevé au principat se refusa la gloire du champ de bataille , au cours de son régne qui fut long, l'empire , sauf durant les trois premiéres années , n'aura connu que la paix.
ce fut cette politique pacifique qui vint contrarier la marche progressive de son gouvernement . Germanicus, qu'a la mort de Drusus Tibére avait adopté comme fils ?, ayant remporté quelques victoires en Germanie, voulait en poursuivre la conquête. Tibére se prononça en sens contraire, au grand déplaisir de la populace impérialiste.
Comme Germanicus était un petit fils de Marc Antoine, ceux qui révaient encore de restaurer la république firent de lui la personnification de leur cause. Quand Tibére l'envoya en Orient , la moitié des Romains se mit à considérer le jeune général comme victime de la jalousie du Prince. Puis lorsqu'en 19 , Germanicus tomba subitement malade et en mourut, ce fut cette fois la capitale presque tout entiére qui soupçonna Tibére de l'avoir empoisonner, Cnaeus Piso, un délégué du prince en Asie Mineure, fut accusé de ce crime hypothétique, et jugé par le sénat, prévoyant une condamnation, il se donna la mort pour que ses biens restent acquis à sa famille. Aucun fait ne parle, dans ce procés , soit en faveur de Tibére, soit contre lui. Nous savons seulement qu'il demanda au Sénat de mener les débats en toute impartialité, et que la mére de Germanicus, Antonia, resta jusqu'à la fin de sa vie la plus fidéle amie du prince..
l'excitation générale causée par cette affaire retentissante, les villes et injurieuses rumeurs qui circulaient autour de Tibére, l'agitation que souleva contre lui la veuve de Germanicus, Agrippine, l'amenérent à mettre à profit « la lex iulia de majestate », loi sur la trahison , que César avait édictée pour définir et réprimer les crimes commis ou tentés contre l'état. Puisque Rome n'avait ni procureur général, ni police avant Auguste, tout citoyen était tenu d'accuser devant les tribunaux quiconque, à sa connaissance, avait violé une loi. s'il en résultait une condamnation, le delator, informateur, recevait un quart des biens du condamné, l'Etat confisquant le surplus, Auguste avait reconnu à cette dangereuse procédure pour faire observer ses lois concernant le mariage. A mesure que les complots se multipliaient contre Tibére, on voyait surgir force delatoreprompts à les dénoncer profitablement , et les partisans du Prince au sénat ne demandaient qu'a soutenir avec énergie ce genre d'accusation. L'empereur, au contraire, s'appliquait à en restreindre le nombre. Il intreprétait la loi limitativement, comme applicable aux seuls cas d'outrages infligés à la mémoire d'Auguste ou aux attentats contre ses statues: « devait être laissé impuni, dit Tacite, ce qui s'en prenait personnellement à lui » Tibére déclarait au Sénat que sa mére , Livie, désirait qu'on se montra également tolérantavec ceux qui attaquaient sa propre réputation , en réalité au-dessus de tout soupçon.
la personne même de Livie posait maintenant un probléme politique capital..Du fait qu'il ne se remariat pas, Tibére se trouvait sans protection envers cette femme de tête, habituée à lui faire sentir son autorité . Elle sentait bien que c'était elle qui avait frayé la voie pour que Tibére accédât au trone, et elle luidonnait à entendre qu'il n'était là que son représentant . durant les premiéres années du régne , bien que Tibére eût presque atteint la soixantaine, ses lettres officielles étaient signées de Livie comme de lui. »Mais , écrit Dion , non contente de régner à égalité avec son fils, elle voulait s'assurer la supériorité ...et s'appliquait à disposer de toutes les affaires en gouvernant unique ».
Tibére supporta longtemps cette situation avec patience :
mais, comme Livie survécut quinze nas à Auguste , à la fin Tibére se fit construire un palais particulier et laissa à sa mére la possésssion intégrale de celui qu'avait édifié Auguste . La rumeur publique accusait Tibére de cruauté envers sa mére et m^me d'avoir fait mourir de faim sa femme Exilée. Entre temps , Agrippine poussait son fils Néron pour le faire , si possible succéder à Tibére, cela encore , l'Empereur le toléra avec beaucoup de longanimité, il se bornait à gronder doucement Agrippine, en lui citant ces paroles d'unauteur grec: « Crois tu , chére s½ur, qu'il te soit fait tort si tu n'est pas impératrice », Des diverses épreuve qu'endura Tibére, la plus pénible lui fut infligé par son fils unique , Drusus, né de sa premiére femme , qu'il eut le chagrin de voir tourner en un rien qui vaille, débauché, grossier, cruel et lubrique.
Aussi l'empereur devint il de plus en plus ombrageux , sa contenance mélancolique et la sévérité de ses propos écartaient de lui beaucoup d'amis. Un homme , cependant paraissait lui être inébranlablement fidéle « c'était Lucius »

n'oublions pas ( qu'Agrippine , fille de Julie et d'Agrippa, devint la belle fille de Tibére quand il eut épouser Julie, et sa bru quand il eut adopté Germanicus. le fils d'Agrippine, Néron , fut l'oncle de l'empereur Néron, qui avait pour mére la fille d'Agrippine , Agrippine la jeune).

Lucius Aelius Sejanus (Aeli ou Ali sejani ), préfet du prétoire , il s'était mis en devoir de proteger étroitement la personne du prince: bientôt personne ne fut admis en présence de l'empereur que par l'entremise et sous la garde de l'astucieux Vizir. peu à peu Tibére lui confia une part de plus en plus importante de l'activité dirigeante. Séjan le persuada que la sécurité impériale nécéssitait la présence de la garde prétorienne plus prés de lui. sur les neuf cohortes qui la composaient, Auguste en avait caserné six extra muros, Tibére plaça les neuf à la porte viminale, à peine à deux ou à trois kilométres du Palatin et du Capitole. là, les prétoriens devaient devenir d'abord les protecteurs des empereurs , ensuite leurs maitres. Ainsi renforcé, Sejan exerça ses pouvoirs avec toujours plus d'audace et de vénalité . Il commençait par recommander des candidats aux charges et magistratutures.
il avançait sa fortune en vendant des offices aux plus offrants , et il entendait la couronner en aspirant au principat. Un sénat composé de Romains authentique s l'eût promptement renversé , mais l'actuel Sénat, à peu d'éxeption prés , n'était plus qu'un club épicurien, trop apathique pour exercer avec à propos même la part d'autorité que Tibére l'avait conjuré de conserver. Au lieu de déposer Séjan, il remplit Rome de statue de lui, dressés en son honneur, et à son instigation il bannit les uns après les autres ceux qui suivaient Agrippine . Quand Drusus , fils de Tibére, vint à mourir , on chuchota dans Rome que Séjan l'avait empoisonné.
Victime de ses déceptions accumulées, découragé, amer, Tibére, sombre vieillard de soixante sept ans , quitta la fiévreuse capitale et seretira dans son domaine solitaire, presque inaccessible, de Capri. mais la médisance l'y suivait sans obstacle. On prétendait qu'il voulait cacher son visage émacié et scrofuleux, et qu'il se livrait à la boisson ainsi qu'a des vices contre nature. En fait , il buvait beaucoup, mais sans tomber dans l'ivrognerie, le surplus était probablement calomnieux. la plupart des compagnons de Tibére à Capri , d'après Tacite , « étaient des grecs qui ne se distingeaient que par leurs connaissances en littérature « .
le prince continuait à administrer soigneusement les affaires publiques, si ce n'est qu'il recourait à l'entremise de Séjan? pour communiquer ses vues et ses désirs auc magistrats et au Sénat. Le Sénat , qui craignait de plus en plus Séjan ou sa garde, autant que Tibére lui-même, agréait les désirs de l'empereur comme si c'étaient des ordres, sans que rien ait été changé dans la condition , sans qu'on puisse taxer avec certitude Tibére d'insincérité, le principat devenait une monarchie?
sous celui là même qui avait proposé de restaurer la république.
Séjan profita de sa position pour éxiler un grand nombre de ses ennemis , qu'il accusait d'avoir violé la « loi de majesté » et l'empereur fatigué ne s'y opposait plus.
Si l'on doit croire Suétone, Tibére, avec l'âge , devenait souvent cruel: Tacite, plus sujet à caution, assure que l'empereur demanda et obtint la peine de mort contre Popée Sabinus, parce que des espions disaient l'avoir entendu comploter contre le gouvernement . Un an après , en 27, Livie mourut, triste et solitaire dans la dans la demeure de son premier mari Tibére, qui ne l'avait vue qu'une fois depuis son départ de Rome, ne vint pas assister aux funérailles. Libéré du frein qu'aurait pu lui opposer la « mére du pays » , Séjan persuada à Tibére qu'Agrippine et son fils Néron avaient participé à la conspiration de Sabinus. la mére fut bannie à Pandateria , et le fils dans l'île de Pontia, où il se suicida peu après.
Séjan était donc allé de succés en succés, il ne lui restait qu'a s'assurer l'accés de trône. Furieux de voir Tibére recommander par écrit au Sénat, pour lui succéder au principat, Gaius, fils d'Agrippine, Séjan , en 31, ourdit un complot pour assassiner l'empereur. Tibére fut sauvé par Antonia, la mére de Germanicus, qui au péril de sa vie, parvint à l'avertir. Le vieux prince, encore capable de se montrer résolu, donna en secret un nouveau préfet à la garde prétorienne, fit arrêter Séjan et le traduisit devant le Sénat. Jamais ce corps ne se sera plus volontiers conformé aux volontés impériales . au plus vite , il comdamna l'accusé, et le fit étrangler au cours de la nuit. Suivit d'une véritable terreur, déchainés aussi bien par les sénateurs qui avaient vu leurss intérets, leurs parents ou leurs amis molestés par Séjan, que par Tibére plongé désormais, après tant de désillusions, dans une fureur de revanche. Tout auxilliaire de Séjan quelque peu notable fut mis à mort, on condamna même sa jeune s½ur et, comme la loi interdisait d'éxécuter une vierge , elle fut déflorée avant de subir la strangulation, Apicata, femme divorcée de Séjan, se suicida, mais seulement après avoir écrit à Tibére que la fille d'Antonia. Livilla, avait été de connivence avec Séjan dans l'empoisonnement de son mari. Drusus , fils de l'empereur . Tibére fit instruire le procés de lavilla, mais elle refusa toute nourriture et mourut . Deux ans après après , en 33, Agrippine à son tour se tuait volontairement, en éxil, et un autre de ses fils, emprisonné, se laissait mourir de faim.
Tibére languit six années encore après la chute de Séjan, il souffrait probablement de troubles mentaux , autrement on ne s'expliquerait pas les incroyables cruautés qui lui sont attribuées. On nous dit que dés lors, au lieu de faire obstacle aux accusations de maiestas, il les appuyait : au total, sous son régne, ce crime fut imputé à soixante - trois personnes. Il supplait le sénat d'assurer la protection d'un « veillard solitaire ». En 37, il quitta Capri après neuf années d'une véritable captivité volontaire, pour visiter quelques cités campaniennes . Pendant qu'il séjournait à Miséne, dans la villa de lucullus , il fut frappé de syncope et sembla avoir cessé de vivre . aussitôt des courriers allérentl'annoncer à Gaius, préssé de devenir empereur, mais on eut bientôt la vcontrariété d'apprendre que l'évanoui se rétablissait. Un ami de tout le monde fit cesser l'embarras en étouffant Tibére sous son oreiller.il fut, selon Mommsen , « le gouvernant le plus habile que l'empire ait jamis eu ». Durant sa vie, il avait traversé presque toutes les infortunes possibles , après sa mort , il lui restait à subir l'animosité de Tacite.
c'est aux cris de « Tibére au Tibre » que la populace acceuillit la mort de l'empereur. elle acclama la ratification par le sénat de son successeur, Gaius César Germanicus,Agrippine lui avait donné naissance alors qu 'elle accompagnait Germanicus dans sa campagne du nord. Elevé parmi les soldats, portant leur costume, Gaius avait reçu d'eux l'affectueux surnom de Caligula, « petite botte »: le caliga, demi-botte, était la chaussure militaire. A son avénement, il déclara qu'il entendait conformer sa politique aux principes d'Auguste, et de toute maniére collaborer respectueusement avec le senat, il distribua entre les citoyens les 90 000 000 de sesterces que Livie et Tibére lui avaient légués, et il y ajouta un don de 300 sesterces à chacun des deux cent mille bénéficiaires du blé de l'Etat, il rendit aux comita le pouvoir de choisir les magistrats, promit des impôts modérés et beaucoup de jeux, rappela les victimes de Tibére éxilées et fit pieusement porter à Rome les cendres de sa mére. Il semblait à tous égards contraster avec son prédécesseur, tant il était prodigue, jovial, sociable. Dans les trois premiers mois de son régne, le peuple n'offrit aux dieux pas moins de cent soixante mille animaux en sacrifices, pour exprimer sa reconnaisance d'être gratifié d'un prince si charmant et si bienfaisant.
On oubliait ses origines . la grand mére paternelle de Gaius avait été la fille d'Antoine , sa grand mére maternelle , la fille d'auguste . dans ses veines recommençait la lutte entre Antoine et Octavien . c'est Antoine qui devait l'emporter. Caligula tirait vanité de son talent de duelliste, de gladiateur, de conducteur de char, mais il « tombait du haut mal « et, par intervalles, il « pouvait à peine marcher ou rassembler ses pensées » . A l'ouie du tonnerre, il se jetait sous son lit, la vue sde L'Etna en flammes le faisait fuir, épouvanté. il dormait difficilement , il parcourait la nuit, son énorme palais, réclamant à grands cris l'arrivée du jour. Il était grand, gros,chevelu à part une sorte de tonsure: ses tempes creuses et ses yeux enfoncés dans leur orbite lui donnaient un aspect repoussant, ce dont il se flattait: « devant un miroir, il se donnait toute sorte d'expressions propres à effrayer les gens », il avait reçu une bonne instruction, orateur éloquant, il avait l'ésprit affilé et un sens de l'humour et de l'ironie qui ne connaissent ni loi ni scrupule. Fanatique du Théatre, il subventionnait beaucoup d'acteurs, et lui même dans le privé déclamait et dansait, pour avoir des auditeurs , il convoquait les leaders du Sénat comme s'il s'agissait de conférer de questions capitales , et c'était pour leur exhiber ses prouesses de balladin.Une vie réguliére, des labeurs dont il eut assumé la responsabilité, l'eussent peut etre assagi mais l'intoxication du pouvoir l'égara la santé l'équilibre comme le gouvernement nécessitent des freins et des balance nul mortel ne saurait etre à la fois omnipotent et sain d'esprit lorsque Antonia sa grand mere donnait à Caligula quelque conseil il la rebutait aussitôt en disant Rappelle toi que j'ai le droit de faire quoi que ce soit à qui que ce soir au milieu d'un banquet il aimait à souligner expressément qu'il eut pu faire tuer sur place tous ses convives En embrassant sa femme ou sa maîtresse il plaisantait à sa maniére Que j'en donne l'ordre et cette jolie tête va sauter. Bientôt donc le jeune prince qui avait montré au Sénat tant de la deférence se mit a lui donner des ordres et à exiger une soumission tout orientale il tendait son pied au baiser des sénateurs et ceux ci le remerciaient de l'honneur ainsi reçu de sa bonne grâce . IL admirait l'Egypte et ses moeur qu'il introduisit à Rome sur une grande échelles il aspirait à être adoré comme dieu , à la maniére des pharaons.Il fit de la région d'Isis l'un des cultes officiels de l'Etat romain .Il n'oubliait pas que son arriére grand pere avait projeté d'unifier le monde méditerranéen sous une monarchie oriental ; lui aussi songeait à faire d'Alexandrie .
sa capitale, mais il appréhendait les railleries de son peuple.
Suétone le présente comme « ayant « l'habitude de l'inceste , avec toutes ses s½urs , il estimait que c'était une exellente coutume égyptienne,( a quelle époque)?
Malade , il désigna sa s½ur Drusilla comme héritiére du trône : quand elle se maria, il lui fit répudier son époux et il la « traita comme si elle eùt été sa femme légitime ». Aux autres femmes qu'il convoitait. Il envoyait des lettres de divorce , au nom de leurs maris, et il les invitait à déférer à ses caprices. Il n'y eut guére de Romaine de rang sur qui il ne jeta pas son dévolu.
Entre ces exploits et quelques accés d'homosexualité. Caligula a trouvé quatre fois le temps de se marier . Lors des noces de LivieOrestille et de Gaius Piso, il emmena chez lui la mariée, l'épousa et peu de jours après la répudia.
Entendant célébrer la grande beauté de LOllia Paulina . il la fit chercher et divorcer d'avec son mari, il l'épousa, la répudia et lui interdit d'avoir à l'avenir aucune relation avec des hommes. sa quatriéme femme , Caesonia , était marié et enceinte quand il l'épousa, Elle n'était ni jeune ni belle, mais il l'aima.
pour cet impérial fantaisiste , le gouvernement n'était qu'un à côté , qu'on pouvait habituellement laisser à des subalternes. Il sut du moins réviser la condition des classes laborieuses et ouvrir à leurs meilleurs membres l'accés du Sénat?. mais ses extravagances eurent bientôt épuisé le trésor qur TIbére avait laissé si prospére.
Caligula prenait ses bains non pas dans de l'au plus ou moins parfumée mais dans de purs parfums, certain banquet lui coùta 10 000 000 de sesterces. Il fit construire de grands bateaux de plaisance, ornés de colonnades, de salles à banqueter, de bains, de jardins, d'arbres fruitiers et dont la poupe resplendissait de gemmes, sur son ordre, ses ingénieurs aménagerent à Bala un pont dréssé sur tant de vbateaux que Rome eut à subir une famine, faute d'une flotte marchande suffisante à assurer l'importation du blé .
le pont achevé, une grande cérémonie se déroula, embrasée à la maniére moderne par des torrents de lumiére : le peuple but à c½ur joie , les bateaux se renversérent et plus d'un spectateur fut noyé . Du sommet de la Basilica Julia , Caligula aimait à jeter au peuple des monnaies d'or et d'argent: rien ne l'amusait comme la vue des pugilats qui en résultaient dans la foule. Aux courses de chars , il était si passionné pour la faction des « verts » qu'il donna à l'un de leurs champions 2 000 000 de sesterces. Il batit une écurie de marbre et une mangeoire d'ivoire pour son cheval pur sang "Incitatus", qu'il invitait à diner et qu'il proposait comme candidat au consulat.
pour financer ses perpétuelles saturnales , Caligula remit en vigeur la coutume d'offrir des cadeaux à l'empereur , ces dons il les recevait en personne , sur la terrasse du palais . Il engageait les citoyens à le désigner dans leurs testaments comme leur héritier, il levait des taxes sur toute chose , sur toute vente de denrées alimentaires, sur toute procédure légale, sur les gages de portiers (12,5%) Suétone affirme que sur les salaires des prostituées, Caligula préleva un impot s'élevant à ce qu'elles recevaient pour une passe, et la loi prévoyait que celles qui avaient toujours vécu dans la prostitution restaient assujetties à cette même taxe, le cas échéant , après leur mariage.il fit accuser de trahison et condamna de riches Romains , simplement pour s'accaparer leur bien au profit du trésor, il mettait personnellement aux enchéres des gladiateurs et des esclaves , en obligeant les aristocrates à venir faire leurs offre .
Au bout de trois ans une conspiration se forma pour en finir avec ses humiliantes bouffonneries . Mais Caligula découvrit le complot, et se vengea en déchainant une térreur qi redoublait encore la joie perverse et malsaine qu'il éprouvait à infliger des souffrances . ses Sicaires avaient pour consigne de tuer les victimes en leur portant des bléssures d'abord légéres mais nombreuses , pour qu'elles pussent bien sentir qu'elles allaient mourir.
Si l'on doit croire Dion Cassius , il aura forcé sa grand-mére Antonia à se suicider,
Suétone raconte que la viande ayant manqué pour nourrir les bétes destinées aux jeux des gladiateurs, Caligula ordonne de leur jeter en pature « tous les prisonniers, il alla même à scier des gens .
Tacite n'éprouver que de la haine pour les empereurs , même Clodius l'oncle de Caligula devait mourir, par chance il s'en sortit.
Caligula se proclama ""dieu"", l'égal de Jupiter lui-même. des statues célébre de Jove et d'autres divinités furent décapitées pour recevoir la tête de l'empereur , il se donna le plaisir de s'installer sur un trone dans le temple de Castor et de Pollux, pour être l'objet de l'adoration réservée aux dieux, il s'était fabriquer une mécanique qui lui permettait de répliquer au tonnerre et à foudre de Jove, (le dieu tonnerre).
il s'éleva un temple à titre personnel, avec un clergé spécial????????? et une réserve de victimes sélectionnées pour les sacrifices, il fit de son cheval favori l'un des prêtres ??.
il prétendait que la déesse lunaire était descendue s'unir à lui, ( les enfants de la lune... les fous).
A trente neuf ans , en « 41 » ce dieu était un vieillard usé , n'oublions pas que Caligula paradé , affublé en Jupiter .
mais sa fin tragique arriva, les assasins tuérent aussi sa derniére femme , et brisérent le crane de sa fille contre un mur où le cerveau vint s'écraser . Ce jour là dit Dion , Caligula apprit qu'il n'était pas un dieu...
mais n'oublions pas que les grecs brulérent quatre cents maisons juives, massacrérent les juifs hors du ghetto, trente huit membre de la « gérousia « (sénat ), juive furent arrêtés et publiquement flagellés dans un théatre. des milliers de juifs perdirent leurs demeure , leur travail ou leurs économie. Le successeur de Flaccus soumit l'affaire à l'empereur , et deux délégations séparées , cinq Grecs et cinq juifs , allérent , en l'an 40, à Rome plaider leur cause devant Caligula. Celui çi mourut avant d'avoir put se prononcer .......
Claude rendit leurs droits aux ""juifs d'Alexandrie"", leur confirma la citoyenneté et obligea sévérement les deux partie à se tenir en Paix.
le chef de la délégation juive envoyée à Caligula était le philosophe Philon , frére de l' « Arabarque » ,préposé au commerce juif d'exportation, à Alexandrie. d'après Eusébe , Philon appartenait à une ancienne famille sacerdotale.
Philon donna pour but « de concilier » les écritures sacrées et les coutumes des Juifs avec les idées grecques, et avant tout avec la philosophie du « très saint » Platon. A cet effet , il posa en principe que tous les événements , les personnages, les doctrines et les lois de l'Ancien Testament ont un sens allégorique ou bien qu'un sens littéral, il écrivait l'hébreu et le grec , que ses admirateurs pouvaient dire: « Philon écrit comme Platon ».
c'est Philon, Dieu est l'essence du monde , son être , incorporel, éternel, indescriptible: la raison peut connaître son éxistance , mais elle ne saurait lui attribuer aucune qualité, puisque même la qualité est une limitation. Concevoir Dieu comme ayant une forme humaine , c'est faire une concession à l'imagination de l'homme conditionnée par les sens. Dieu est partout; dieu emploie une armée d'êtres intermédiaires , que les juifs appellent anges, les grecs daimonés, et Platon idées ? les stoiciens appelaient le logos, ou raison divine, oscillant entre la philosophie et la théologie , Philon se représente parfois le logos comme la personne dans un mouvement poétique , il l'appelle premier né de Dieu, fils de Dieu par la vierge , et il dit que, par le logos , Dieu s'est révélé à l'homme . puisque l'âme est une partie de dieu ..etc.
d'après Josephe , la vie morale des juifs Alexandrin était exemplaire , comparée au relâchement sexuel de la population paienne.
dans le traité de Josephe contre Apion un meneur antisémite, toutes les causes , tous les arguments , toutes les légendes qui troublent encore de nos jours les relations entre Juifs et « gentils ».
En 38 après JC, une populace grecque envahit les synagogues pour y placer la statue du dieu Caligula, « « « le préfet Romain Flaccus Avillius, ôta aux juifs la citoyenneté Alexandine » » » .
Claude adoptera Néro , Néron au grand dame des intérets de Britannicus
les mariages entre proches parents sont de mieux en mieux admis . Les Jules et les Claude sont tous cousins , parfois même issus de cousin germains , les Pharaons prenaient réguliérement leur s½ur pour épouse , et Caligula a honoré sexuellement deux s½urs sur trois, on se demande même si Agrippine n'y est pas passée?, voir plus haut.
Claude et Agrippine sont si intéréssés à ce que leur exemple soit promptement suivi.
Messaline au pays des ombres , Agrippine s'est empressée de faire disgracier Silanus dans l'arriére pensée , peut être de réserver la jeune Octavie pour son propre fils Néron.
mais Silanus s'est vu intenter un procés monté de toutes piéces, sous prétexte qu'il aurait entretenu des relations incestueuses avec sa s½ur Calvina (les incestueux font des procés aux autres)
désespéré , le jeune homme s'est donné la mort le jour même du mariage de Claude avec Agrippine .
Marcus junior était plaisant avec son trident moucheté et son petit filet en fait le commandant de la garde Germanique de Caligula était retourné dans l'aréne sous Claude pour y mordre la poussiére, et il n'avait dût son salut qu'a l'intervention pressante de Messaline, dont il honorait les débauches de sa vigueur . (pauvre empereur Claude).
Caligula laissait l'empire en danger, le trésor vide, le Sénat décimé, le peuple détaché du souverain.
La Mauritanie en révolte, la Judée sous les armes depuis qu'il insistait pour faire placer sa statue dans le temple de Jérusalem. Nul ne savait où trouver l'homme qui affronterait utilement le probléme . Les prétoriens vinrent trouver Claudius , l'apparent imbécile, qui se cachait dans un coin, et ils le proclamérent imperator, le sénat, par peur de l'armée et peut être encouragé par la perspective d'avoiraffaire à un pédant inoffensif au lieu d'un insouciant lunatique, confirma le chois de la garde, quoique hésitant , Tiberius Claudius Caesar Augustus Germanicus monta sur le trône .
il était le fils d'Antonia et de Drusus , le frére de germanicus et de Lavilla, le petit fils d'Octavie et d'Antoine, de Livie et de TibériusClaudius Néro. né à lyon (lugdunum) en 10 avant JC, sa parenté le considérait comme un invalide , faible d'esprit, sa mére , qui avait hérité des qualités d'Octavie, l'appelait « un monstre inachevé » . son premier geste de souverain consista à gratifier de quinze mille sesterces chacun des soldats de cette garde prétorienne qui l'avait élevé au trône. Caligula déjà avait fait de ces dons, mais moins expréssement comme paiement de sa dignité impériale . Claude lui, reconnaissait bel et bien la souverainté de l'armée, non sans ôter en fait derechef à l'assembléé le pouvoir de choisir les magistrats.
Avec une générosité judicieuse , il arrêta les poursuitesde maiestate, relâcha ceux qu'on avait emprisonnés à ce titre rappela tous les éxilés , rendit les biens confisqués, renvoya en Gréce les statues que Gaius y avait volées, et abolit les taxes créées par ce même Gaius. Mais il mit à mort les assassins de Caligula, il serait dangereux , disait il , de pardonner le meurtre d'un empereur ????
Il défendit qu'on s'agenouillât devant lui et déclara simplement qu'il ne voulait pas être adoré comme un dieu? Comme Auguste il fit réparer les temples et chercha avec toute la ferveur d'un antiquaire à ranimer la veille religion . Il s'appliquait personnellement et conscieneusement aux affaires publiques il allait jusqu'à épurer les comptes des marchands de bien et des entrepreneurs de batîments restifiant tout ce qu'il estimait abusif .Mais en fait bien qu'il rivalisât avec Auguste pour la modération ses mesures politiques allaient plus loin que ce prudent convervatisme et s'inspiraient des plan de César aussi hardi que variée, réforme du gouvernement et de la législation nouvaux services et travaux public élévation des provinces franchises à conférer à la gaule conquête et romanisation de la Bretagne .
A la surprises générale Claude montra une volonté et un caractére égaux à son érudition et à son intellect . Comme César et Auguste il estimait que les magistrats et fonctionnaires locaux étaient trop peu nombreux et mal préparés pour leur office tandis que le Sénat trop fier et trop peu patient ne pouvait assurer convenablement le travail complexe de l'administration municipale et impériale L'empereur s'inclinait assurément devant le Sénat il lui laissa beaucoup de prérogatives et plus encore de dignités même l'ouvrage réel imparti au gouvernement il s'en chargea lui même avec le cabinet dont il s'entourait et avec tout un service civil graduellement organisé comme sous César Auguste et Tibére en en recrutant le personnel parmi les affranchis de la maison de l'empereur qu'assisteraient pour les besognes subsidiaires des esclaves publics Quatre membres du cabinet dirigent dés lors cette bureaucratie un secrétaire d'Etat ab epistulis, « aux communications »; un trésorier a libellis, « aux pétitions », et un procureur général a cognitionibus, « aux actions en justice ». Les trois premiers postes furent confiés à des affranchis bien qualifiés, Narcisse, Pallas et Calliste. Leur élévation au pouvoir et à la fortune symbolisait celle de toute le classe des affranchis, commencée depuis des siècles, mais parvenue sous le règne de Claude à un degré supérieur. Comme l'aristocratie protestait contre l'intrusion de ces parvenus dans les hautes sphères de la politique, l'empereur rétablit la charge de censeur et se la fit conférer personnellement; à ce titre, il révisa la liste des citoyens éligibles au Sénat, en élimina les principaux opposants et y introduisit de nouveaux membres, pris parmi les chevaliers et les habitants des provinces.
Ainsi muni d'organes administratifs, il se fixa un programme étendu de constructions et de réformes. Examinant la procédure des tribunaux, il en pénalisa les retards, lui même siégeant assidûment comme juge durant beaucoup d'heures par semaine; il interdit d'appliquer la torture à aucun citoyen. Pour en finir avec les innondations qui sévissaient dangereusement à Rome d'autant plus souvent que le déboisement s'aggravait sur les Apenins,. Claude fit creuser un nouveau Canal au Tibre inférieur.Pour intensifier et accélérer l'importation du blé. Il fit aménager un nouveau port prés d'Ostie, avec des Docks et des magasins bien commodes, deux grandes jetées pour parer aux houles , et un canal joignant ce port au Tibre, en amont de son embouchure ensablée.
il acheva l'aqueduc « Claudien » commencé sous Caligula, et il en construisit un autre, l'anio novus ??.
ouvrages considérables et d'une beauté peu commune avec leurs arches élancées. voyant que les campagnes des Marsiens étaient périodiquement envahies et submergées par le débordement du Lac de Fucin, il enrola aux frais de l'Etat trente mille ouvriers qui, en onze ans, creusérent un Canal souterrain depuis le lac jusqu'à la riviére Ciris. Avant d'ouvrir l'écoulement , il fit donner sur le lac le spectacle d'une bataille navale simulée, entre deux escadres dont le personnel comprenait dix neuf mille criminels condamnés . De toute l'Italie on était venu contempler la scéne , sur les pentes des collines surplombant le Lac. c'est là que les combattants saluérent l'empereur en ces termes, restés historiques: Ave Caesar morituri salutamus te, « salut , César , nous qui allons mourir , nous te saluons ».
Sous Claude , les provinces prospéraient comme aux jours d'Auguste . L'empereur punissait radicalement les méfaits des fonctionnaires, lui échappa seul le cas de Félix, procurateur de Judée, celui là même devant qui l'apôtre Paul a comparu, Félix était le propre frére de Pallas, qui sut cacher ses fautes à Claude. L'empereur lu^-même suivait de prés le détail des affaires provinciales: ses édits et ses inscriptions qu'on a trouvés un peu partout dans l'empire, se caractérisent par la prolixité et un ton d'importance bien sentie , mais ils montrent un esprit et une volonté intelligemment consacrés au bien public. Claude travaillait à améliorer les communications et les transports , à proteger les voyageurs contre les brigandages, à réduire les frais de la poste officielle pour les collectivités qu'elle desservait. Comme César Il voulait que les provinces prissent place sur le meme niveau que d'Italie dans la communauté imprériale c'est encore un v½u de César qu'il accomplit en conférant la plein citoyenneté à la gaule transalpine s'il en avait eu possibilité il aurait élevé au rang de citoyen tout homme libre de l'empire une tablette de bronze détterrée a lyon en 1524 nous à consever » une partie du discours décousu par lequel l'empereur persuadait le Sénat d'admettre parmi ses menbres ainsi qu'aux fonction imprériales ""les Gaulois titulaires de la citoyenneté romaine"" claude en meme temps tenait à garder intacte une armée bien excercée et a assurer l'inviolabilité des frontiéres il sut choisir et encourager de grands généraux tels que Corulon Vespasien et Paulinus une fois de plus afin de poursuivre les projets de César il envahit la Bretagne en 43 la conquit et fut de retour a Rome aux bout de six mois dans le trionphe qu'on lui décerna il rompit avec les précédent en graciant son prisonnier le roi breton Caractacus Le peuple romain riait de son empereur bizarre, mais il l'aimait lorsque au cours d'une de ses absences le faux bruit se son assassinat vint à se repandre le chagrin secoua à tel point la cité qu'il fallut que le Sénat proclamat officiellementle mal fondé de la rumeur et annoncat le prochain retour de l'empeureur de Rome . Pourquoi Claude est il tombé après etre monté aussi haut parce que qu'il avait construit un gouvernement trop complexe pour qu'il put en assurer personnellement le contrôle et d'autre par parce que son esprit bienveillant se laissait trop facilement tromper par ses affranchis comme par sa famille la bureaucratie avait mis l'administration à l'épreuve ouvrant maintes nouvelle portes à la corruption . Narcisse et Pallas excellent fonctionnaires estimaient leur traitement inégal à leur mérites . Pour y parer ils vendaient des offices extorquaient des subsides par la menace lançaient des accusation contre ceux dont ils voulaient confisquer les bien . Il finirent par etre les individus les plus riches qu'ait connus l'Antiquité. Narcisse possédait environ 60 millions de dollars à l'époque, Pallas n'était qu'un misérable . Lorsque Claude se plaignait d'un déficit constaté dans le Trésor public, plus d'un Romain remarquait plaisamment que l'empereur y eut pourvu et au-dela , rien qu'en mettant à contribution ses deux affranchis. les vieilles familles aristocratiques. relativement pauvres désormais , regardaient , horrifiées, cette accumulation de richesse et de pouvoirs, et elles enragaient quand il leur fallait courtiserd'anciens esclaves pour pouvoir parler à l 'empereur.
Claude entretenait une vaste correspondance avec ses fonctionnaires et avec des savants , il était toujourd occupé à préparer des édits ou des discours, ainsi qu'a pourvoir aux besoins de sa femme. Un tel homme aurait dî mener l'éxistance d'u moine, et se tenir en garde contre les amours, la vie conjugale de Claude lui a été une distraction ruineuse, et sa politique domestique fut loin de réussir aussi bien que sa politique extérieure. comme Caligula , il s'est marié quatre fois avant d'arriver au trône. Sa premiére femme mourut le jour même de ses noces;, les deux suivante il les répudia. Ensuite âgé de quarante huit ans , il épousa Valeria Messaline, qui en avait seize ?. Elle n'était pas d'une beauté extraordinaire, tête plate, teint fleuri, poitrine mal formée, mais une femme n'a pas besoin d'être belle pour verser dans l'adultére.
Lorsque Claude devint empereur, Messaline prit les allures d'une reine et s'en attribua les droits, elle eut sa part de triomphe de son époux et son anniversaire fut célébré dans tout l'empire. Elle tomba amoureuse du danseur Mnester, comme il repoussait ses avances , elle pria tout simplement son époux de lui ordonner plus de déférence envers elle, Claude y consentit, sur quoi Messaline satisfaite d'avoir trouvé un procédé si pratique , l'adopta avec d'autres partenaires: « Ceux qui néanmoins se refusaient à elles, étaient accusés de crimes inventés par d'officieux complices , et se voyaient bientôt déposseder de leurs biens, priver de leur liberté, parfois même mis à mort.
Si l'Empereur tolérait ces écarts, c'était peut-être pour que les siens fussent considérés avec autant d'indulgence.
Selon Suétone, « sa passion pour les femmes était imodérée », mais il ajoute , distinction frappante, que Claude « était totalement exempt du vice contre nature », Méssaline , dit Dion , « lui donna quelques plaisantes chambiéres comme compagnes de lit », pour financer ses escapades , l'impératrice vendait des charges , des recommandations, des contrats. Juvénal a raconté comment, déguisée, elle entre dans une maison publique , converse avec toutes les pensionnaires et gaiement empoche leurs Salaires, c'est sans doute emprunté aux mémoires perdus d'Agrippine la jeune, cordiale ennemie de Messaline à qui elle succéda sur le trône. Alors que Claude , dit Tacite, « consacrait tout son temps aux devoirs de sa charge de censeur, qui comprenait la surveillance et l'éxamen des m½urs -- Méssaline « donnait libre cours à ses débauches » lorsque son mari séjounant à Ostie, elle épousa formellement un beau jeune homme Caius Silius « avec pompe et selon tous les rites d'usage », Narcisse en fit informer Claude , ajoutant qu'un soulevement était projeté, pour le tuer et mettre Silius sur le trône . Claude accourut à Rome, donna ses ordres à la garde prétorienne , fit supprimer Silius et d'autres amants de Messaline.
par peur Messaline setenait cachée dans les jardins de Lucullus qu 'elle avait confisqués pour en faire le théatre de ses folies. Claude lui envoya un message qui l'invitait à venir lui présenter sa défense, craignant que l'empereur ne pardonnât et ne se retournat contre lui, Narcisse chargea quelques soldats de massacrer Messaline , il l'abatirent On était en l'an 48 , claude dit à ses prétoriens que si, d'aventure il se remariait , il auraient raison de le tuer.
Un an plus tard , il hésitait à épouser soit Lollia Paulina, soit Agrippine la jeune. Lollia , l'ancienne femme de Caligula était riche, elle portait parfois , nous dit-on , des bijoux pour quarante millions de sesterces. claude admirait peut être sa fortune plus que son tact. quant à Agrippine , ""elle était fille d'Agrippine l'Ancienne et de Germanicus"", elle aussi avait dans les veines deux sangs irréconciliés, celui d'octavien et celui d'Antoine, sa mére elle conservait toute la beauté, les capacités, la résolution, l'esprit de vengeance sans scrupule. Elle était déjà deux fois Veuve . De son premier mari. Cnaeus Domitius Ehenobarbus, elle avait un fils, Néron , qu'elle aspirait passionnément à placer sur le trône , ce fut l'impulsion décisive de sa vie. de son second mari, Caius Crispus , que la rumeur publique l'accusait d'avoir empoisonné, elle tenait la fortune à utiliser au service de ses projets. il s'agissait pour elle de devenir la femme de Claude, de se débarrasser du fils de l'empereur, le Jeune Britannicus, et de faire de Néron l'héritier adoptif de l'empire. Qu'elle fût la niéce de Claude , cela ne l'arrêtait pas, au contraire, cela autorisait d'aimables privautés, aiguillant le souverain vieillissant dans une direction qui n'était plus celle des relations d'usage entre oncle et niéce, il vint soudain demander au Sénat de souscrire au mariage qu'il voulait conclure pour le bien de L'etat. « le Sénat s'inclina , » , les Prétoriens en rirent , Agrippine monta sur le trône.
En cette année 48, Claude avait cinquante sept ans , sa femme trente deux, l'un était sur son déclin , l'autre en plein épanouissement . jouant de tous ses charmes, Agrippine réussit à obtenir de Claude qu'il adoptât Néron comme fils et, en 53, donnât en mariage à ce garçon de seize ans sa fille Octavie, qui en avait treize.
quand certains critique d'autres, ils devraient maitriser un temps soit peu l'histoire???
( Ferrero et Bury ont essayé de rayer de l'histoire la bigamie de Messaline ( de quel droit ) et pourquoi?
Mais Tacite la tient pour « bien attestée par des écrivains contemporains , ainsi que par des hommes d'âges , très sérieux , qui vivaient déjà à l'époque et qui furent informés de tous les détails)....
D'année en année les pouvoirs politiques d'Agrippine allaient croissant , finalement , elle prenait place à côté de son époux sous le dais impériale. Par elle, Sénéque le philosophe fut rappelé de l'éxil ou Claude l'avait relégué, elle fit de lui le precepteur de son fils , en 49, quant à son ami Burrus , il lui dut d'être nommé préfet de la garde prétorienne. Ainsi solidement appuyé, elle gouverna la maison impériale d'une main toute virile,et y fit régner l'ordre et l'économie. Son ascendance eut pu lui valoir une action bienfaisante sur les destinées de Rome, si elle n'avait, au contraire, favorisé son avarice et sa vengeance. Elle fit tuer Lollia Paulina parce que, en un de ces moments d'inattentions que nulle femme ne pardone, Claude avait apprécié l'élégance du visage de Lollia. Elle fit empoisonner Marcus Silanus, craignant que Claude ne le prit pour héritier. Elle conspira avec Pallas pour renverser Narcisse, et ce potentat opulent, aussi fidèle qu'il était corrompu, alla finir ses jours dans un cachot.L'empereur, affaibli par sa mauvaise santé, par ses multiples travaux et par une sensualité restée ardente, permit à Pallas et à Aggripine d'établir une nouvelle terreur. On accusa, on exila, on tua, simplement parce que le trésor était épuisé par les travaux et les jeux publics, et que pour l'alimenter il fallait recourrir aux confiscations. """Trente cinq sénateurs et trois cent chevaliers furent condamnés à mort durant les treize années du régne de Claude""". Il se peut que quelques unes de ces exécutions aient sanctionné de réels complots ou d'autres crimes, nous n'en savons rien,. Néron , prétendait plus tard avoir examiné tous les papiers de Claude, et constaté qu'aucune poursuite n'avait été engagée sur l'ordre de l'empereur.
Cinq ans déjà s'étaient écoulés depuis que Claude avait épousé sa ""cinquiéme femme"", lorsqu'en 54, il prit conscience de ses machinations . Il résolu alors de briser le pouvoir d'Agrppine et de renverser ses plans concernant Néron, en nommant Britannicus son héritier. Mais Agrippine avait plus de résolution et moins de scrupules. Discernant les intentions de l'empereur, elle se porta aux derniéres extremités, risquant tout: elle servit à Claude des champignons vénéneux , et il en mourut, après douze heure d'agonie, sans avoir pu prononcer un seul mot. Quand le Sénat procéda à la deification de l'empereur défunt, Néron , déjà intronisé, remarqua que les champignons davait être l'aliment des dieux, puisqu'en en consommant , Claude avait accédé à la divinité.

NERON

la lignée paternelle de Néron était celle des Domitii Ahenobarbi, ainsi nommés à cause de la barbe couleur de bronze que l'on remarquait dans cette famille , bien connue à Rome depuis cinq siécles??, à la fois pour ses capacités, son insouciance , son arrogance , son courage et sa crauté . Le grand pére de Néron avait été un fanatique des jeux et du théatre, qui lançait son char dans les courses, dépensait sans compter en exhibitions de gladiateurs et de bêtes fauves, et qu'Auguste avait dû censurer pour les traitements barbares infligés à ses employés et à ses esclaves. ""Il épousa Antonia, fille d'Antoine et d'Octavie"". Son fils , Cnaeus Domitius , n'améliora pas la réputation de la famille , en se livrant à l'adultére, à l'inceste, à la brutalité et à la trahison. En 28, il épousait la seconde Agrippine qui avait treize ans , sachant quelles étaient leurs ascendances respectives, il en conclait: « impossible que naisse de nous deux un brave homme. » Ils appelérent leur fils unique Lucius et lui donnérent pour cognomen Nero, ce qui en langue Sabine signifiait vaillant et fort?
Ses principaux éducateurs furent Chéremon le stoicien, qui lui enseigna le grec, et Sénéque , qui l'initia à la littérature et à la morale , mais non à la philosophie, proscrite par Agrippine parce que, selon elle, cela eût rendu Néron impropre à gouverner l'empire , comme beaucoup de professeurs , Sénéque se plaignait de voir son travail contrarié par l'intervention de la mére , l'enfant courait à elle quand il était repris , et elle ne manquait pas de lui donner raison .
A la mort de Claude , Agrippine put sans difficulté obtenir la confirmation de son fils sur le trône , spécialement parce que son ami Burrus lui assura le plein appui de la garde.
Néron récompensa les soldats en numéraire , et versa quatre cent sesterces à tout citoyen . Il prononça l'éloge de son prédecesseur , ce discours était l'½uvre de Sénéque du m^me Sénéque qui peu après publiera , sous le voile de l'anonymat , une satire impitoyable où l'on voit l'empereur défunt expulsé de l'Olympe (Apocolocyntosis ). sénéque exposait dans son essai De clémentia au sujet de la condamnation des criminels?
Agrippine administrer les affaires , elle recevait les ambassades , et sur les monnaies impériales figurait la Double effigie ""de la mére et du fils"" . Ce matriarcat suscita l'inquiétude de Sénéque et de Burrus, en faisant appel à la fierté de Néron .Ils s'éfforcérent de se faire substituer à Agrippine pour l'administration qu'elle maniait , Furieuse, elle proclama alors que l'héritier authentique du trône n'était autre que Britannicus: elle menaçait de renverser son fils tout aussi puissament qu'elle l'avait fait introniser. A quoi ""Néron riposta en empoisonnant Britannicus"". Agrippine se retira dans ses villas, et entreprit d'écrire ses mémoires, dernier trait de vengeance , elle y noircissait tous ses ennemis et ceux de sa mére , sans prévoir qu'elle fournissait de la sorte à Tacite et à Suétone ce musée des horreurs où ils puiseront de quoi remplir les pages les plus sombres de leurs chapitres traitant des régnes de Tibére , de Claude et de Néron.
les frontiéres étaient bien gardées ? la mer Noire purgée de pirates : Corbulon ramenait l'Armenie sous le protectorat de Rome: la Parthie signait une paix qui durera cinquante ans, la corruption était total?
Ce fut probablement sur une suggestion de Sénéque que Néron proposa une mesure portant loin , à savoir l'abolition de tous les impôts indirects, en particulier des douanes qu'on percevait sur les frontiéres et dans les ports , il s'agissait donc d'établir la liberté du commerce à travers tout l'empire . Le sénat s'y opposa sous l'influence de la corruption du fisc: la défaite ainsi subie par Néron marque bien que le principat reconnaissait encore ses limites constitutionnelles .
comme division aux affaires politiques , Sénéque et Burrus laissaient Néron satisfaire pleinement sa sensualité .
« En un temps où le vice avait des charmes pour les hommes de toutes les catégories , dit Tacite, nul ne s'attendait à voir l'empereur mener l'éxistance faite d'abnégation et d'austérité . « Ce n'était pas non plus la religion qui eût pu encourager Néron à suivre les sentiers de la vertu , une teinture de philosophie avait affranchi son intéllignece ? sans murir son jugement. « il méprisait tous les cultes , affirme Suétone , et la déesse qu'il respectait le plus. Cybéle , on pouvait le voir la traiter avec ignominie (littérature: uriner sur sa statue). Ses instincts le portaient aux excés de table , aux désirs excentriques , ç organiser des bnquets extravageants, où les fleurs à elles seules coûtaient quatre millions de sesterces, Seuls les miséreux , disait il comptent ce qu'ils dépensent. iladmirait et enviait Caius Petronius, ce riche aristocrate qui lui enseignait de nouveaux moyens de combiner le vice et le bon goût, dans une description restée classique de l'idéal épicurien épicurien , voici ce que Tacite a dit de Pétrone:
il se passait ses jours à dormir, et consacrait ses nuits aux affaires , au plaisir , aux divertissement . L'indolence était à la fois sa passion et le chemin qui le menait à la renommée , ce que d'autres obtenaient par la vigeur et leur industrie, il se le procurait en aimant le plaisir et la luxueuse aisance. A la différence des hommes qui, prêtendant s'approprier toutes les réjouissances de la société, y perdent leurs fortunes, il dépendait sans profusion , c'était un épicurien , non pas un prodigue, il s'adonnait à ses appétits , mais avec raffinement et jugement , en voluptueux élégant et bien élevé. Gai et léger dans ses propos , il charmait par certaine négligence gracieuse , d'autant plus plaisante qu'elle émanait de la franchise naturelle de son caractére, Avec toute sa délicatesse et son insouciante facilité , il montra , étant gouverneur de Bithynie , et ensuite consul , Chéri de Néron et de ses compagnons ...il lui fut donné d'être l'arbitre du goût et de l'élégance . Sans son Avis , rien n'était exquis , délicieux ou rare, ?
pour réaliser lui-même cet épicurisme d'artiste Néron se déguiser pour fréquenter des maisons de tolérance, il parcourait les rues et s'installait, le soir dans les tavernes, avec des camarades assortis à ses gouts, on les voyait cambrioler des boutiques, insulter les femmes, pratiquer le libertinage avec des jeunes garçons, dépuillant ceux qui leur résistaient, frappant , blessant, tuant, un sénateur qui s'était vigoureusement défendu contre l'empereur déguisé , fut peu après contraint de mettre fin à ses jours . Sénéque tâcha d'endiguer quelque peu les extravagance impériales , en favorisant les relations de Néron avec une ancienne esclave, Claudia Acté mais elle lui était trop fidéle pour retenir longtemps son attention il lui substitua bientôt une femme pour qui les suprêmes raffinements des pratiques amoureuses n'avaient plus de secret, Popea Sabina , (Popée). Elle était fort riche et de haute naissance ?, « elle avait tout disait Tacite sauf un esprit honnéte : c'était une de ces femmes qui n'éxixtent que lorsqu'elles sont désirées. son mari , Salvius Otho, avait vanté sa beauté à Néron, il n'en fallut pas plus pour qu'Otho reçut l'ordre de gouverner la Lusitanie (Portugal) et que Néron lui vole sa femme, elle refusa d'être sa maitresse , mais elle acceptait de devenir sa femme s'il consentait à répudier Octavie.
celle ci avait supporté en silence les frasques de son époux, dans le débordement de la licence des m½urs qui à son corp défendant l'entourait depuis sa naissance elle avait préservé sa modestie et sa chasteté c'est l'honneur d'Agrippine d'avoir perdu la vie en défendant Octavie contre Poppée . Pour détouner Néron de ce fatal divorce d'après Tacite elle serait allé jusqu'à offrir à son fils ses propres charmes Poppée lui opposa de vigoureuses contre offensives et sa jeunesse eu le dernier mot elle fit honte à Néron d'avoir peur de sa mere elle lui fit croire qu'Agripine complotait sa chute finalement l'egarement ou sa folle passion poussait Néron atteignit un tel paroxysme qu'il résolut de tuer la femme qui lui avait donné la vie, et ensuite, la moitié du monde il songeait à l'empoisonner mais elle était préservée par son habitude d'employer des contrepoisons .Il essaya de la faire noyer mais elle s'échappa à la nage du naufrage qu'il avait combiné . Les gens de Néron la poursuivirent jusqu'à sa villa . Quand ils se saisirent d 'elle, elle ôta ses voiles et dit Plongez le glaive dans mon sein . Il fallut plusieurs coups pour lui ôter la vie .A la vue du cadavre nu, de sa mére, l'empereur émit cette remarque « Je ne croyait pas avoir une mére si belle » Sénéque dit on n'avait pas participé au complot en tout cas, l'histoire de la philosophie ne connaît pas de page plus affligeante que celle ou l'on voit Séneque rédiger la lettre par laquelle Néron expliquait au Sénat qu'Agrippine avait comploté contre lui , son fils , et que, sa trame une fois percée à jour elle s'était suicidée . Le Sénat eut la complaisance d'accepter cette explication il vint en corps saluer Néron de retour à Rome et il offrit aux dieux des sacrifices d'action de grâce pour avoir maintenu l'empereur en vie . Il est difficile de croire que ce matricide eut pour auteur un jeune homme de 22 ans passionné de poésie de musique , d'art, de théatre et de jeux athlétiques . Néron admirait les Grecs en particulier pour leurs divers concours ouvert aux talent artistique et physique il désirait en introduire d'analogues à Rome . En 59 il institua donc les ludi invenales, « jeux (des) jeunes », un an après , il inaugurait les neronia; sur le modèle des fétes d'Olympie revenant tous les quatres ans, avec concours de courses, d'athlétisme, de, « musique » ce qui comprenait l'éloquence et la poésie. Il construisit un amphithéatre , un gymnase, un magnifique établissement de bains publics. Lui même adroit gymnaste, il s'entousiasma aussi pour l'art de conducteur de char , et finalement il résolut de concourir en personne dans ses jeux. C'était à ses yeux de philhéllene , reprendre la meilleur tradition de l'antiquité grecque ; Sénéque pour sa part , estimait la chose ridicule, et s'efforcait de borner au stade privé les exhibitions impériales .
Néron ne s'en contenta pas, il tenait à avoir le grand public pour témoin de ses prouesses. ainsi en fut-il , et les applaudissements ne lui furent pas ménagés.
Mais ce satyre débridé voulait avant tout être un grand artiste. doté de tous les pouvoirs, il aspirait à toutes les réalisations , il apprit la gravure, la peinture, la sclpture, la musique et la poésie, pour se perfectionner comme chanteur, il avait coutume de se coucher sur le dos, une plaque de plomb posé sur sa poitrine, ainsi que de se purger au moyen de Clystére ou d'un vomitif, et de se priver de fruits ou de tout aliment pouvant nuire à sa voix, certains jours , dans la même intention , il ne mangeait que de l'ail et ne buvait que de l'huile, un soir , il convoqua au palais , les princaux sénateurs , leur montra un nouvel orgue et leur fit une conférence sur la théorie et la construction de cet instrument. L'art de Terpnos jouant de la harpe le fascina à tel point qu'il passait des nuits entiéres à s'y initier avec lui, il s'entoura d'un groupe d'artistes et de poétes , concourut , il lisait des vers et écouter les autres lire, il se laissa prendre prendre au piége de leurs louanges, et quand un Astrologue vint lui prédire qu'il perdrait son trône . il répliqua gaiement qu'alors il vivrait de son art, il révait de se produire le même jour en public comme organiste, flutiste, acteur et danseur, comme acteur il eût joué le rôle du Turnus de Virgile. En 59, il donna un concert semi public dans ses jardins des bords du Tibre, il se produisit comme chanteur et harpiste sur le grand théatre de Pompée à rome , en 65, il déclamait des poésies dont apparemment il était l'auteur.!!!! Néron écrivit une longue épopée de Troie, avec Pâris pour héros, et il en commença une sur Rome, destinée à être plus longue encore. pour comble de versalité, il parut sur les tréteaux dans les rôles d'¼dipe , d'Héraclés, d'Alcméon et même d'oreste, le meurtrier de sa mére. la populace était ravie
!!!!, (Suétone affirme avoir vu les manuscrits royaux avec texte et corrections de la main de Néron).
Pour restaurer la tradition grecque et donner du prestige à ses propres performances, il décida quand il ne contraignit pas, certains sénateurs à paraître eux mêmes en public comme musiciens, athlétes , gladiateurs et conducteurs de chars. Certains patriciens , Thraséas paetus entre autres . montrérent leur désapprobation en s'absentant du S énay. Lorsque Néron venait y discourir: quelques autres , tels qu'Elviditus Priscus, l'attaquaient ouvertement dans les salons aristocratiques, dernier refuge de la parole libre, les philosophes stoiciens critiquaient eux aussi de plus en plus l'impie épicurien si peu digne de présider aux destinées de l'empire.
Il se formait des comptoirs pour le déposer. Ses espions les lui divulgérent . Alors , comme ses prédécesseurs , il riposta en faisant regner la terreur. En 62, la loi de maiestas fut remise en vigeur, et des accusations vinrent atteindre ceux dont la mort paraissait avantageuse, qu'ils aient montré de l'opposition ou que leur fortune soit finacierement désirable pour renflouer le trésor, mis à sac par les extravagances , les prodigalités, les jeux de Néron, comme avant lui par un Caligula (l'assassin de Juba II ).
Néron annonça qu'il avait l'intention de confisquer complétement les biens et les domaines des citoyens qui ne légueraient pas à l'empereur que des sommes insuffisantes . Il dépuilla de nombreux temples de leurs offrandes votives et il fit fondre leurs statues d'or ou d'argent. Sénéque , dans le privé, ayant protesté et désaprouvé ces procédés , non sans pousser l'audace jusqu'à critiquer les ½uvres de l'empereur , celui-çi, en 62 le chassa de sa cour, et le vieux philosohe passa ses derniéres années solitaire, dans ses villas . Burrus était mort quelques mois plus tôt.
Néron s'entourait dés lors de nouveaux auxilliaires , la plupart de basse origine. son principal conseiller fut Tigellinus , préfet urbain, qui lui applanissait la voie pour toutes ses fantaisies . Néron divorça en 62, il renvoyait Octavie à cause , disait -il de sa stérilité . Douze jours plus tard , il épousait Popée (Popéa ?). le peuple protesta silencieusement en renversant les statuts que Neron avait dressées à Poppée, et en couronnant de fleurs celle d'Octavie, Popée, furieuse , persuada Néron qu'Octavie projetait de se marier, et qu'une révolution se préparait pour lui substituer sur le trône le nouvel époux d'Octavie, si l'on en croit Tacite, Néron prescrivit alors à Anicetus , celui là même par qui il avait fait tuer Agrippine , d'avouer un adultére soi-disant commis avec Octavie et de la dénoncer comme impliquée dans une conspiration visant à renverser le Prince.
Anicetus joua le rôle ainsi convenu, il fut banni en Sardaigne, où sa vie s'acheva dans la richesse et les plaisirs, tandis qu'Octavie était reléguée à Pandataria. Peu de jours après qu'elle y fut arrivée, des émissaires de l'empereur vinrent la tuer ( elle n'avait que vingt deux ans).elle fut massacrée et décapitée , les assassins apportérent sa tête pour recevoir leur salaire.
le Sénat , informé de la mort d'Ocyavie , remercia les dieux d'avoir préservé l'empereur ( le sénat des lacches).
Néron était maintenat un dieu, Après la mort d'Agrippine , un consul à peine élu avait proposé d'élever un temple « à Néron déifié ». en 63, popée donna à Néron un fils qui mourut peu après sa naissance: cet enfant fut élu dieu.
Lorsque Tiridate vint à Rome pour recevoir la couronne d 'Arménie, il s'agenouilla devant l'empereur et l'adora comme une personnification de Mithra ???
Quand Néron construisit sa maison dorée, il fit placer devant la façade un colosse de 35 à 40 métres de haut, dont la téte était son portrait et s'auréolait de rayons solaires l'dentifiant à Phoebus Appolo. en réalité , à vingt-cinq ans , Néron était un dégénéré, avec un gros ventre , des membres faibles et grêles , une face aplatie, la peau couverte de pustules, des cheveux frisés et blonds , des mornes yeux gris.
Néron déplorait que Rome ait poussé au hasard , au lieu de se conformer à un plans scientifiquement dessiné, comme Alexandre ou Antioche. il rêvait de reconstruire sa capitale , d'en être le second fondateur et de la dénommer Néropolis . ( voir le livre : NEROPOLIS d'hubert Monteilhet (Julliard Pauvert) 1984.

le 18 juillet 64, le feu pris dans le circue Maximus , se propagea rapidemment , dura neuf jours et rasa les deux tiers de la cité. quant le sinistre éclata . Néron était à Antium, il accourut à Rome et arriva à temps pour voir les palais du Palatin en proie aux flammes . l'un des premiers édifices qui tombérent n'était autre que la domus transitoria, tout juste batie par Néron pour joindre son palais aux jardins de Mécène . Le Forum et le capitole échappérent à l'incendie ainsi que les quartiers situés à l'est du Tibre:
partout ailleurs à travers la ville, on ne compte pas les maisons , les temples, les ½uvres d'art et les précieux manuscrits qui furent détruits. c'est par milliers que, dans les rues populeuses , tombérent les victimes humaines , ensevelies sous leurs demeures écroulés, c'est par centaines de milliers que les sans-abri erraient la nuit, épouvantés prétant l'oreille aux bruits odieux qui accusaient Néron d'avoir ordonné l'incendie , recrutant des gens pour le rallumer, et guettant la scéne du haut de la tour de Mécéne , en s'accompagant de sa lyre pour chanter ses vers qui célébraient le sac de Troie
( Tacite (XV, 38 ), Suétone (Néron 38 ) et Dion cassius (LXII, 16 ) s'accordent à accuser Néron d'avoir allumé et renouvelé le feu, afin de reconstruire Rome. ni sa culpabilté , ni son innocence n'est démontré? .
une espéce de gens détestés pour leurs méchante pratiques et communément appelés chrestianni. ce nom dérivait de chrestus , qui sous le régne de Tibére, fut supplicié par Pontius Pilate, procurateur de Judée. de ce fait , la secte qu'il avait fondée reçut un coup qui, pour un temps, arrêta le developpement d'une dangeureuse superstition , mais elle revécut peu après et se répandit avec une vigueur accrue, non seulement en Judée..mais même dans la cité romaine, ce cloaque où de tous côtés du monde vient se déverser comme un torrent tout ce qui est infâme et abominable.
Néron procéda avec sa ruse habituelle . il trouva une clique de scélérats dissolus et pervers, qui furent induits à se déclarer coupables, sur le témoignage de telles gens, on condamna un grand nombre de chrétiens , non pas qu'il soit nettement prouvé qu'ils avaient incendié la cité, mais plutôt compte tenu de leur lugubre haine de tout le genre humain?
ils furent mis à mort avec une cruauté raffinée, et à leurs souffrances Néron ajouta la moquerie et la dérision. les uns couverts de peaux de bêtes fauves, furent jetés aux chiens qui les dévorérent, d'autres cloués à des croix, bon nombre furent brulés vifs, beaucuop aussi, enduits de matiéres inflammables furent allumés pour servir de torches dans la nuit....
Néron en 65 popée était en état de grossesse avancée , elle mourut d'un coup de pied dans le ventre , Néron aurait répodu de la sorte aux reproche qu'elle lui faisait. la mort de popée causa du chagrin ,, il fit embaumer le corps et célébra de pompeuse funérailles et prononça l'éloge public, ayant remarqué un jeune homme Sporus, qui ressemblait beaucoup à Popée il le fit chatrer, l'épousa avec tout le cérémonial requis et se servit de lui, à tous égards , comme d'une femme, sur quoi un plaisant exprimait le regret que le pére de Néron n'ait pas eu le même genre de femme.....
En 6( les espions de l'empereur lui signalérent une vaste conspiration pour mettre sur le trone Calpurnius Piso,des personnages furent arrêtés et les menaces ou les totures leur arrachérent des aveux mettant en cause , le poéte Lucain et Sénéque
lucain et sénéque reçurent l'ordre de mettre fin à leur jours, ils se soumire,nt aux ordres.
casius loginus fut éxilés , Galion l'ancien proconsul d'Achaie mentionné dans les Actes des apotres, reçut l'ordre de se suicider
le senat enfin se décida a déclarer Néron ennemi public.
en 68 ce fut servius sulpicius Galba Othon et vitelius, viendra Vespasien et son fils Titus.
n'oublions pas qu'en 79 un incendie qui dura trois jours détruisant même le temple de jupiter, de junon, et de Minerve, la même année , le vésuve engloutissait Pompei et des milliers de romains, un an après , éclata la peste à Rome, une peste la plus mortelle de toutes celes dont son histoire ait conservé le souvenir
plus tard viendra Domitien par un testament falsifié.

Terreur et poésie se sont rencontrées dans la vie de Lucain . Sénéque l'Ancien fut son grand pére: le Philosophe Sénéque, son Oncle. né à Corduba ( Cordoue) en 39, Marcus Annaeus Lucanus fut amené à Rome tout enfant et grandit dans les milieux aristocratiques où la poésie et la philosophie d'une part , les intrigues amoureuses et politiques de l'autre, étaient vraiment les deux pôles de l'éxistance. A trente et un an , Lucain concourt aux jeux Néroniens , avec une piéce de vers « Eloge de Néron », qui obtint un prix.Sénéque l'introduisit à la cour , bienôt l'empereur et le poéte faisaient assaut de poémes épiques. Lucain eut le tort de remporter le premier prix dans un concours avec le Prince. Néron lui interdit de continuer à écrire, Lucain se retira, pour se venger dans le privé, en composant une bréve mais énergique épopée, la pharsalia, qui envisage la guerre civile du point de vue de l'aristocratie acquise à Pompée.
D'ailleurs, il se montre équitable envers César, c'est de lui qu'il écrit ces mots significatifs : nil actum credens cum quid superesset agendum, « estimant n'avoir rien fait tant qu'il lui restait quelque chose à faire. mais le vrai héros de ce poéme n'est autre que Caton le jeune , que Lucainégale aux dieux dans un vers resté célébre: victrix causa deis placuit sed victa Catini, « la cause victorieuse plaisait aux dieux, la cause vaincue plaisait à Caton. Lucain , lui aussi , aimait une cause perdue, et il mourut pour elle en 65. Entrée dans la conspiration qui voulait substituer Pison à Néron , il fut arrété, il fléchit ( il n'avait que vingt six ans ) et révéla les noms des autres conspirateurs même , dit on , celui de sa propre mére. quand Néron eut confirmé la condamnation à mort , Lucain se ressaisit , invita ses amis à un festin auquel il participa avec entrain, puis il s'ouvrit les veines et ne cessa plus de réciter ses vers qu'a l'instant où il rendit l'âme.

lr premier témoignage non chrétien se rencontre dans les Antiquités juives de flavius Joséphe ( 93 après JC)?
A cette époque? quelle époque, viavait Jésus , un saint homme , si jamais homme put être ainsi appelé , car il accomplit des ¼uvres merveilleuses , enseigna les hommes et reçut avec joie la vérité. Il fut suivi par beaucoup de juifs et de Grecs . il était le Méssie.
dans ces lignes étranges , il peut y avoir un noyau authentique , mais la vive louange apportée à jésus par un juif uniquement soucieux de plaire tant aux Romains qu'a ses compatriotes (qu'il a trahis), les uns comme les autres en conflit à cette époque avec le christianisme, rend le texte suspect.
les savants chrétiens y voient presque certainement une interpolation. Il y a dans le Talmud des références a Yeshu'a de Nazareth », mais leur date est trop tardive pour qu'on puisse y voir à coup sur autre chose que des échos de la pensée chrétienns, la plus ancienne mention de Jésus que l'on connaisse dans la littérature paienne apparaît chez Pline le jeune, dans une lettre datant de 110 environ, où il demande l'avis de Trajan pour savoir comment il doit traiter les chrétiens. cinq ans après Tacite* décrivait la persécution des chrestiani à Rome, sous Néron , et les présenttait comme ayant déjà avant cette date de 64 ses adhérants à travers l'empire, ce texte est si conforme à la maniére de Tacite, style, force, préjugés, que de tous les critiques bibliques Drews seul en a contesté l'authenticité, Suétone
Vers 125, mentionne la même persécution et rapporte le banissement par Claude , vers 52, des « juifs qui entrainés par Christ (impulsore chresto ), causaient des désordres publics », ce passage concorde bien avec les Actes, qui parlent d'un decret de Claude d'après lequel « les juifs avaient dù quitter Rome ». d'où les expulsions ?
Ces références prouvent l'existance des chrétiens plutôt que celle de Jésus , mais si l'on admet pas celle ci, il faut en venir à l'hypothése improbable selon quoi Jésus aurait été inventé au cours d'une génération, il faut supposer que la communauté chrétienne de Rome avait été fondée quelques années avant 52, pour pouvoir retenir l'attention d'un decret impérial. Vers le milieu du 1er siécle , un paien appelé Thallus , dans un fragment conservé par Julius Africanus , soutenait que les ténébres qu'on prétendait avoir accompagné la mort de Jésus étaient un phénoméne purement naturel et une coïncidence , ce raisonnement implique que l'éxistance de Jésus était tenue pour garantie.
le signe de Jonas, 3jours de tènébre , mais jésus était Palestinien 'philistin' donc pas juif ?
quand les grecs et les Iduméens s'emparent des écrits Arabe des Béni Israel, Jésus est une déformation de yeshu'a , yosheir ou encore Josué.
l'histoire commence avec Moise : le jeune enfant qui accompagnait Moise , et qui deviendra un combattant, à la mort de Moise, de ce Josué Yosheir, Moise et les 70 de la Montagne, le point de départ de l'histoire, le Méssie attendu est un guerrier pour les uns, et un envoyé de dieu pour les autres.
les épitres de Paul mentionnent plusieurs fois le dernier souper et la crucifixion. hors que Paul n'a jamais connu Jésus.
la question se complique en ce qui concerne les évangiles .
les quatres évangiles venus jusqu'à nous sont les survivants d'une littérature évangélique beaucoup plus considérable , qui circula parmi les chretiens des deux premiers siécles.
Le mot grec evangelion est le premier mot de l'évangile de Marc et signifie « bonne nouvelle », annonce de la venue du messie et de l'imminence du royaume de Dieu ,
les évangiles de Marc, Mathieu et Luc « synoptiques ».
ils ont été écrits en Koiné, ce ne sont pas des modéles de perfection grammaticale ou littéraire,
les plus anciens manuscrits conservés des évangiles ne remontent pas plus haut que le III° siécle. Les ouvrages eux mêmes furent apparemment composés entre les années 60 et 120, durant deux siécles , par conséquent , ils restérent exposés aux erreurs de transcription et à d'éventuelles altérations destinés à adapter le texte aux vues ou intentions théologiques des sectes et des époques où se faisaient les copies . Avant l'an 150, les écrivains chrétiens ont commencé à citer l'ancien testament , mais jamais aucun texte appelé à figurer dans le nouveau . Avant 150 , l'unique mention d'un évangile chrétien se trouve chez Papias qui, vers 135, se référait à un certain « Jean l'ancien », lequel aurait dit que Marc avait composé son évangile d'après des souvenirs que lui communiquer l'apotre Pierre, Papias ajoute que « Mathieu transcrivit en hébreu les « logia », c'est à dire , semble t-il, une collection originellement araméenne de paroles de Jésus. Paul aura probablement disposé de quelques document de ce genre , car s'il ne mentionne aucun évangile , il cite directement à l'occasion tels ou tels mots prononcés par Jésus, les critiques s'accordent en général à donner la priorité à Marc, dont l'évangile peut dater d'entre 65 et 70, comme il contient quelques doublets, on croit le plus souvent qu'il émane des logia et d'une autre source, narative.....
n'oublions pas qu'en l'an 48 avant JC, lorsque Jules César avait mis le siége devant Alexandrie , une partie importante de la célébre bibliothéque du Mouseion avait été la proie des flammes, Cléopatre (la ptolémée), en avait dans une certaine mesure compensé les pertes grâce à la bibliothéque de Pergame. Mais le III° siécle inaugure les destructions systématiques , Un patriarche chrétien ferme le Mouseion et en chasse les érudits . En 366, sous le régne de l'empereur Byzantin Valens. le ceasareum , est transformé en église , sa bibliothéque pillé et brullée, ses philosophes poursuivis pour sorcellerie . En 391, le patriarche Théophile demande à l'empereur Théodose l'autorisation de détruire le grand centre de pèlerinage des anciens , la derniére grande académie : le Sérapeion, et de livrer aux flammes son incomparable bibliothéque. un trésor irremplaçable est à tout jamais perdu pour l'humanité...
Mais l'½uvre de destruction de chrétiens fanatiques n'en est pas terminé pour autant. L'ami du patriarche Severus d'Antioche confesse sans vergogne qu'ayant avec celui çi appartenu dans sa jeunesse à une association chrétienne très active à Alexandrie au V° siécle , tous deux ont livré une lutte acharnée aux érudits paiens et attaqué leurs temples dont ils brisérent les idoles et détruisirent les installations. Les refuges de l'érudition hellénique disparaissaient les uns après les autres .
En 529 la derniére école de philosophie d'Athénes est fermée , en 600 la Bibliothéque palatine fondée à Rome par Auguste est brulée . la lecture des classiques et l'étude de la Mathématique sont interdites, les vestiges des édifices antiques livrés à la destruction.
lorsque les Arabes pénétrent dans Alexandrie en 640, il y a bien longtemps que cette ville ne posséde plus une seule grande bibliothéque public.
quand à l'incendie de la grande bibliothéque Alexandrine , imputé cinq cent ans plus tard au général arabe Omar ibn Khatab, de nombreuses et scrupuleuses vérifications ont permis d'établir qu'il s'agissait en fait d'une pure invention, pitoyable qui plus est., on n'était simplement que trop content de se servir de ce faux prétexte pour illustrer la fureur de destruction des barbares..voir le livre le soleil d'allah brille sur l'occident page 217 218 219 de sigrid hunke.
il ne faut pas oublier que Aaron , qui sera le porte parole de Moise est déjà dans l'exode qualifié de Nabi ( 7,1 )
Abraham , dans le réçit d'un réve , est désigné aussi comme Nabi (génése 20, 7).
hors les nabis (les faux nabbis dans l'histoire de la peinture) à finir chercher dans le dictionnaire Nabi, mouvement artistique concernant la peinture.












les livres de Tobie, Judith, la sagesse, l'éclésiastique, Baruch et les Maccabées, écrits en Grec, ont étés réjétés du Canon hébraique , comme n'étant point écrits ( ou connus ) dans un texte en caractéres carrés hébraiques.
en 38 aprés JC, une population Grecque envahit les synagogues (mot grecque), pour y placer la statue du dieu Caligula, le prefet Romain Avillius Flaccus , ôta aux juifs la citoyenneté Alexandrine...
dans l'écclésiaste, le probléme recoit une solution péssimiste: le bonheur ou le malheur n'ont rien à faire avec le vice ou la vertu ( on ignore l'auteur de ce livre aussi bien que l'époque où il fut écris, Sarton le situe dans la période comprise entre 250 et 168 avant Jésus christ. L'auteur s'intitule lui même par une fiction littéraire assez troublante, à la fois "kohelat et le fils de David, roi de jérusalem", ce qui voudrait dire salomon.
Vanité des vanités, tout est vanité, quel profit retire l'homme du travail qu'il accomplitsous le soleil etc....

de Cyrus le perse de pére et Méde par sa mére, l'histoire à fait un long chemin........


Le fondamentalisme moderne:
dérrive en derniére analyse du puritanisme du XVII° sicle, et en particumier de la notion "d'élus" titulaires d'un pacte spéciale avec dieu..
Ces "élus" incluaient bien entendu ceux qui sont honorés comme les " péres fondateurs " des Etats Unis, mais plus directement , le fondamentalisme américain est enraciné dans les théories historiques fragmentaires et fantaisistes d'un certain nombre de propagandiste théologiques du XIX° siécles;
En 1840, par exemple , un Phrénologiste londonien du nom de John Wilson publia un livre intitulé "our Israelitish origin, selon lui , dieu avait rempli sa promesse de préserver la descendance d'Abraham.
forcés à l'éxil par les Assyriens, prétendait Wilson , les Israelites étaient devenus des Scythes, qui à leur tour étaient les ancêtres des saxons.
cette logique démente, le conduisait à conclure que les Anglais étaient des descendants directs de la tribu d'Ephraïm. L'un de ses raguments clés concerne l'étymologie du mot "Saxon" qui provenait selon Wilson de Isaac's sons (les fils d'Isaac)-apparemment les anciens hébreux et les scythes parlaient anglais........
Wilson fut suivi par d'autres auteurs de même accabit, en 1861, un certain révérand Glover eu l'idée d'associer le lion britannique au lion de Juda (tribu)-nullement éffrayé par la contradiction , il faisait ensuite écho à Wilson en identifiant les anglais comme la tribu d'Ephraim, allant même jusqu'a faire descendre les Gallois et les écossais de la tribu de Manassé (manassah ).
en 1870, Edward Hine de Manchester , publia The English nation identified with the lost house of Israel by twenty seven identifications
quatre ans plus tard, lors de la réédition de son oeuvre , Hine avait ajputé vingt "identifications" supplémentaires, ce qui portait le total à quarante sept- d'aprés Hine l'angleterre ne devait pas être associée à une ou deux , des dix tribus anciennes d'Israel , mais à toutes...... ????
Ignorant apparemment que les "tuatha de Danann" de la tradition irlandaise signifie simplement " le peuple de la déesse Danu", Hine présentait ce nom comme une sorte de transcription gaélique de la "tribu de Dan..
ce solécisme fait toujours partie de la doctrine fondamentaliste.
Hine disait trouver confirmation de sa thése dans la fréquence avec laquelle on retrouvait l'élément "Dun" une variante de "Dan" , selon lui , dans les noms de lieux irlandais.
En réalité "Dun" désigne simplement une place fortifiée, inutile de le préciser, il y en avait un certain nombre en Irlande...
tout comme Wilson , Hine annonçait le retour du Méssie "l'armageddon se profile à l'horizon; Voici venu le temps où le monde entier s'unira pour nous combattre , il nous faut être prêts.
il convient de rappeller que les idées d'hommes comme Wilson , Glover et Hine étaient de purs produits de l'ére Victorienne ...........certes , mêmes dans le contexte de l'époque , beaucoup de gens ont dû les trouver ridicules, même si elles l'étaient beaucoup moins qu'aujourd'hui, aprés tout , elles s'armonisait à l'humour des complaisances et d'auto-glorifications qui dominait la période.
L'empire britannique approchait alors de son apogée, de l'ére glotieuse de la Pax britannica.....
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#Posté le vendredi 15 février 2008 13:51

Les initiés d'occident

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#Posté le mercredi 14 novembre 2007 05:20

L'islam aux temps des Valois

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#Posté le mardi 13 novembre 2007 08:38

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Voila Loundja chose promise chose dut, j'espere que tu vas pas jouer la grosse tête après !
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#Posté le mardi 13 novembre 2007 08:37

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